
«Une place du Marché qui donne envie de s’y arrêter.» Selon les termes du municipal de l’urbanisme de Bex, Michael Dupertuis, c’est ce qu’elle deviendra au terme des neuf mois de travaux qui ont débuté cette semaine, soit tout le contraire de ce qu’elle est aujourd’hui, au dire de nombreux habitants.
L’inauguration pourrait être prévue dès la fin de l’année. À moins que… «Lors des sondages archéologiques, on est tombés sur un squelette du Moyen Âge, donc le Canton nous oblige à une certaine surveillance, ce qui va clairement nous retarder», regrette le municipal.
Accès en sens unique
En attendant, le dégrappage du sol a commencé ces jours-ci. «Du 16 mars à mi-novembre, le train et la circulation routière seront totalement arrêtés, ce qui sera le plus impactant», relève Michael Dupertuis.
Les Transports Publics du Chablais auront leur lot de travaux sur l’arrêt de train et son îlot pour mieux séparer les flux piétonniers et de circulation (comme exigé par l’Office fédéral des transports). D’où leur participation de 400’000 francs sur un total de 1,9 million. Autre changement majeur: l’accès en voiture par l’avenue de la Gare se fera en sens unique.
Côté confort, la nouvelle agora sera davantage végétalisée, bénéficiera de l’installation d’une fontaine dite «sèche» (sans bassin, mais avec jets d’eau pour l’aspect ludique), ainsi que d’une sculpture de deux béliers signée Olivier Estoppey, de mobilier urbain «installé sur 2-3 ans» et d’un revêtement non bitumineux «style ruelle du Marché», plus du pavage pour le centre de la place.
L’organisation d’événements toute l’année sera assurée grâce à une couverture de 200 m². «Des piliers permettront de tendre des toiles», précise l’édile bellerin. Des WC publics, réclamés par des opposants lors de la mise à l’enquête, sont aussi prévus.
Soit autant d’atouts en plus pour le petit marché, déplacé pour l’heure au parc Ausset, le parking extérieur de la Migros. «Ce qui sera crucial, c’est qu’un programme d’animations soit établi dès 2027 sur la nouvelle place, ajoute Michael Dupertuis. Après discussions avec les commerçants et associations, j’ai senti une réelle volonté d’y parvenir.»
