
La Lutryenne Jade Correa est l’unique participante suisse de cette saison. | A. Issock (ALP / TF1)
Jade Correa
«J’ai toujours rêvé de faire cette émission. Mais je pensais que c’était inacessible!», lance Jade Correa. À 34 ans, la Lutryenne réalise enfin son rêve d’enfant en participant à l’émission Koh-Lanta. Elle prend part à la 28e édition de l’émission de survie, tournée l’an dernier aux Philippines et diffusée depuis le début du mois. «J’aime ce côté stratégique, j’aime jouer. Petite, devant la télévision, je me disais: <qu’est-ce que je ferais à leur place sur telle ou telle épreuve>.»
D’origine suisse et luso-brésilienne, Jade grandit dans les ruelles paisibles de Lutry. Sportive dans l’âme, elle partage ce goût pour l’activité physique avec ses deux sœurs – elles sont des triplées – avec qui elle enchaîne les disciplines: danse, course à pied, gym ou encore Spartan Race… Aujourd’hui responsable d’un centre commercial, elle est aussi maman d’un petit Léandro, 5 ans. Partir sans lui à l’autre bout du monde a été «un réel déchirement». «Le plus dur, c’était de n’avoir aucune nouvelles de lui», confie-t-elle.
S’accepter au naturel
Sur place, les premiers jours sont désorientants. «Ça demande beaucoup d’adaptation: le climat, l’humidité, trouver sa place, prendre ses marques.» Depuis mars, les mardis soir sont devenus des rendez-vous familiaux incontournables devant le poste de télévision. Une expérience parfois déstabilisante pour Jade, qui se montre critique à son égard. «Je suis coquette dans la vie de tous les jours, j’aime me maquiller, porter des bijoux. Là, ça fait bizarre de se voir sans rien. Mais c’est une très bonne thérapie pour moi!» Son fils, lui, vit l’expérience intensément. Il verse des larmes dès que sa maman ne remporte pas une épreuve.
Avec un fort caractère et une franchise assumée, Jade reconnaît toutefois se montrer, pour l’instant, plus mesurée à l’écran. Tenue à la confidentialité imposée par TF1, elle reste discrète sur la suite, mais promet «beaucoup de surprises».
Pour la suite, l’aventurière ne manque pas de défis à relever. Elle s’apprête à attaquer un trail de 15 kilomètres à Servion avec ses sœurs. «Chaque année, on se fixe au minimum un défi sportif, ça nous booste pour nous entraîner. On est toutes mamans, donc on fait au mieux pour trouver du temps.» Et déjà d’autres rêves la titillent. «J’aimerais refaire Koh-Lanta (rires)… et partir en tour du monde avec mon fils.»
Louana Roy
Elle aussi a été aventurière à Koh-Lanta. Louana Roy a participé à la 23e saison (diffusée en 2022). La Franco-Suisse a marqué les esprits avec ses performances sportives. «Je regarde Koh-Lanta depuis toute petite avec mes parents et j’ai toujours dit à ma maman: <un jour, je le ferai!>.» Aux Philippines, elle tiendra jusqu’au 31e jour sur 39. «C’est l’aventure la plus belle et la plus difficile de toute ma vie. C’était un moment hors du temps. Mais être privé de nourriture, ce n’est pas rien…» Elle a passé les cinq premiers jours à jeun. «Il y a zéro trucage», assure-t-elle. Et d’ajouter: «Je n’ai aucun regret, je suis très fière de mon parcours. J’ai gagné la course mythique du combattant et je suis restée intègre avec mes valeurs.» Au-delà de la performance, elle retient surtout une leçon essentielle: savoir relativiser. «Avoir un toit, de la nourriture, être en bonne santé, ça remet tout à sa place.»
À la sortie de l’émission, l’agente immobilière quitte Paris pour la Suisse, il y a trois ans. «J’ai toujours aimé les sports d’extérieur. Ici, entre le lac et la montagne, c’était l’idéal», sourit-elle. Elle pose donc ses valises à Chardonne et adopte rapidement le Léman et les sommets valaisans comme terrains de jeu. «Je ne quitterai plus la région. La qualité de vie y est géniale, ça n’a pas de prix.»
Du Kilimandjaro à Verbier
Quelques années après sa participation à l’émission, Louana Roy a des objectifs plein la tête. «Ce sont des questions qui demeurent tout le temps chez moi: <Jusqu’où je suis prête à aller pour me sentir vivante? Et quelles sont mes limites?>.» Et ce n’est pas sa profession d’agente immobilière à temps plein qui va la freiner. La trentenaire consacre ses week-ends aux sports d’altitude. Ski de randonnée, alpinisme, escalade… «La montagne m’a toujours appelée, elle m’apaise et me ressource. Se retrouver seule en pleine nature, je préfère ça qu’être en plein centre-ville.»
L’an dernier, Louana Roy remporte avec son équipe le Raid des Alizés en Martinique, un trail exigeant de cinq jours, entre course à pied, VTT et kayak. Fin mars, elle s’élancera à l’assaut du Kilimandjaro, accompagnée d’amis et de son frère. À peine une semaine après, Louana enchaînera avec la Patrouille des Glaciers: près de 60 km et 4’300 mètres de dénivelé positif à travers les Alpes, entre Zermatt et Verbier.

