
Le chalet de La Lavanche pourrait accueillir le futur musée amélioré à la sortie du Rosex, en 2028 si tout va bien, et non en 2027 comme prévu, compte tenu de longueurs dans le traitement du dossier. | K. Di Matteo – Archives
Depuis le début de l’année, le Musée des Ormonts, basé à Vers-l’Église, vit sans direction. «On pilote nous-mêmes pour l’instant», explique sereinement Blaise Chablaix, président de l’association qui gère l’espace muséal dédié à l’histoire de la vallée.
Le passage de témoin de Virginie Duquette à une nouvelle directrice était pourtant prévu en juin 2025 déjà, mais il n’a pas eu lieu. «J’ai finalement assuré un intérim jusqu’à fin décembre», ajoute celle qui a tenu les rênes du musée pendant plus de cinq ans.
Mais depuis le début de l’année, pas de remplaçant ou remplaçante en vue, alors que l’association a un accord de principe avec une personne, dont elle préfère taire l’identité pour le moment, tant que sa nomination ne sera pas effective.
Discussions avec le Canton
Mais alors, que se passe-t-il? Toutes les parties sont dans l’attente d’un dénouement dans le dossier du déménagement du musée dans un écrin flambant neuf et mieux adapté du côté du Rosex, entre les murs de l’ancienne habitation de La Lavanche. Le nouveau lieu veut faire entrer le Musée des Ormonts dans une nouvelle dimension et serait rebaptisé le MECOL, pour Musée Espace Culturel des Ormonts et Leysin, cette dernière ayant décidé de rejoindre l’association dès le 1er janvier dernier.
Le chalet de 1875 offrirait le double des surfaces actuelles. Plus encore, le musée disposerait d’un accueil plus confortable, d’un accès facilité pour tous, d’un vestiaire et de trois salles thématiques permanentes à l’étage (une par Commune partenaire, Ormont-Dessus, Ormont-Dessous et Leysin). Sous le toit, un vaste espace pour des expositions temporaires, un bureau plus confortable pour le conservateur ou la conservatrice et une salle de projection.
Sur le papier, le rêve. Les recherches de financement étaient en cours, l’inauguration imaginée en 2027, mais la réalité des délais de traitement du dossier au Canton a ramené tout le monde sur terre. «Nous avons eu une séance la semaine passée à Lausanne et ils nous ont dit que ça devrait être bon dans six mois, tempère Blaise Chablaix. D’ici là, notre future directrice attend des garanties et nous de pouvoir lui donner du boulot et la payer, moyennant les subventions prévues.»
Permis en stand-by
Il reste aussi la question de l’obtention du permis de construire. C’est la partie du projet gérée par la Fondation VD3209, soutien important à des projets ormonans. «Sauf que l’électrocardiogramme est plat… regrette son président Philippe Nicollier. La mise à l’enquête du projet a eu lieu du 10 juillet au 10 août derniers, mais nous n’avons toujours pas le permis. Les discussions continuent avec la Direction générale de la mobilité et des routes.»
Conséquence, la fondation a mis entre parenthèses les démarches pour trouver les fonds. «La Loterie Romande, qui est d’accord de participer aux travaux de transformation, nous a dit, à juste titre, de revenir quand on en saurait plus, reprend l’ancien syndic. Pour l’achat du bien en tant que tel, il nous faut aussi trouver un financement.»
En attendant, tout ce qui peut être entrepris l’a été, notamment l’obligation de proposer la vente de La Lavanche aux agriculteurs, une formalité en cours via la Feuille des avis officiels. «Ils ont un droit d’emption sur un bien en zone agricole, mais nous avions pris des contacts au préalable avec eux et aucun n’était intéressé.»
Au final, tout ne serait plus qu’une question de temps. «Mais ouvrir en 2027, on oublie, on part sur 2028», espère Philippe Nicollier. Comme le résume Blaise Chablaix, «il faut juste un peu de patience, même si ça n’a jamais été mon fort».

Concernant le permis, l’électrocardiogramme est plat... La mise à l’enquête du projet a eu lieu du 10 juillet au 10 août derniers, mais nous ne l’avons toujours pas”
Philippe Nicollier
Président de la Fondation VD3209
