
Avec Inflorescience, on prend le temps d’observer les espèces que l’on rencontre. | Inflorescience
«Nous vivons entourés d’espèces vivantes sans les voir. En marchant à travers Châtel-Saint-Denis, on croise une dizaine d’espèces d’oiseaux.» Derrière Inflorescience se cache Virginie Népoux, celle qui a imaginé une série d’activités pour nous faire rencontrer le monde du vivant. Que ce soit pour observer les insectes ou apprendre à détecter les plantes comestibles, elle se plaît à emmener ses élèves sur les chemins forestiers.
«Élèves» n’est d’ailleurs peut-être pas le bon terme. «Certains participants viennent avec leurs connaissances pour les partager, c’est un échange. Je suis médiatrice scientifique. Mon rôle est de favoriser le lien entre la science et le public, mais pas de façon verticale», explique Virginie Népoux, qui a notamment travaillé pour l’aquarium lausannois Aquatis.
Des «oiseaux-médiateurs»
À la croisée de la pédagogie et de la science, cette structure organise deux types de sorties périodiques: une pensée pour les enfants, l’autre pour les adultes. Pour les plus petits, le club nature se tient chaque lundi, à la sortie de l’école. La douzaine d’enfants part explorer son environnement, avec leur accompagnatrice, afin d’observer ce qu’ils y trouvent.
«Il y a bien sûr des dénominateurs communs à toutes les sorties, en fonction de ce que je veux transmettre. On apprend des noms d’oiseaux, d’insectes ou de plantes que l’on rencontre. On essaie de faire de l’observation dans le calme pour voir des mammifères. Cet hiver, on a d’ailleurs pu observer un renard!»
Mais il n’est pas toujours évident de garder l’attention d’un si jeune public. Heureusement, Virginie Népoux possède un atout de choix: elle élève plusieurs oiseaux, qu’elle emmène parfois avec elle. «Les oiseaux recadrent immédiatement la classe. Mais je ne les prends avec moi que si je remarque qu’ils prennent du plaisir à venir», explique cette biologiste, qui s’est notamment penchée sur les capacités d’apprentissage des insectes à l’Université de Lausanne. «Mes <oiseaux-médiateurs> permettent aussi de créer facilement un lien avec une autre espèce vivante, ce qui est le but des sorties que j’organise.»
Pour les adultes aussi
Depuis deux ans, Inflorescience collabore avec Pro Senectute pour enseigner à reconnaître les plantes comestibles au printemps et les champignons en automne. Ces sorties se déclinent aussi pour le grand public. «Les enfants sont aussi les bienvenus à ces promenades, mais elles demandent beaucoup de concentration et de temps dans les livres. Il faut vraiment qu’ils soient intéressés», précise Virginie Népoux.
Des sorties peuvent également être organisées pour les entreprises ou les classes d’école, partout en Suisse romande. inflorescience.ch
