Le Swiss Vapeur Parc inaugure son funi

Simon Heim devant son œuvre: la réplique du funi St-Luc-Chandolin. | C. Jenny

Le Bouveret
Pas de nouveau train cette année, mais un funiculaire, inauguré la semaine dernière. D’autres nouveautés ont été dévoilées lors du lancement du festival annuel de la vapeur.

Le parc d’attractions du Bouveret avait déjà son téléphérique dans la zone vaudoise de La Berneuse. À l’autre bout, dans le «quartier» valaisan de «La Prairie», c’est une superbe reproduction au 1/20e du funiculaire St-Luc-Chandolin qui a été installée et que le visiteur peut actionner à bien plaire.

Une réalisation de Simon Heim, le directeur technique du parc, qui a consacré des centaines d’heures à la concrétisation de cette réplique fidèle du célèbre funi du Val d’Anniviers, qui conduit à la Bella Tola et son observatoire. Comme l’authentique, l’installation du Bouveret repose entièrement sur une structure métallique et les deux cabines se croisent à mi-chemin à la vitesse de 10m/seconde.

Posséder son propre train

Cette inauguration a aussi été l’occasion de mettre en vedette deux jeunes ferrovipathes, membres de l’équipe du parc depuis l’âge de 14 ans. S’ils sont tombés jeunes dans le caquelon ferroviaire, ils ne s’en lassent pas. Aujourd’hui dans la vingtaine, ils ont chacun fait l’acquisition de leur propre train. Une «Tigerli», une petite machine à vapeur, dont l’original a autrefois circulé en Suisse, fait le bonheur d’Elie Rouiller, cheminot de profession.

Augustin Kohli, lui, dessert un foodtruck lorsqu’il ne roule pas au Bouveret. Sa machine, la FO 33, est une réplique d’une machine, électrique celle-ci, du Furka-Oberland. Ils sont nombreux, parmi les membres du club, à posséder leur propre loco et à utiliser le soir, dès la fermeture, les infrastructures du parc pour s’adonner à huis clos à leur hobby favori. «Deux jeunes ferrovipathes qui sont représentatifs de la nouvelle génération des passionnés du parc», relève Yves Marclay, président du Conseil d’administration.

Un nouvel espace familles

Parmi les autres nouveautés, mentionnons le déménagement du poste de commande dans un local ad hoc, qui permet de commander tous les aiguillages et feux du parc et de visionner tous les trains sur écrans. Un petit «chef d’œuvre technique». L’opérateur peut même actionner depuis son pupitre les jets d’eau qui équipent la nouvelle place de jeux pour les familles, située à proximité de l’entrée. Une belle réalisation avec l’installation d’un superbe train en bois, avec locomotive et wagons, et dans lesquels les enfants peuvent s’amuser.

Pour profiter d’une visite au Swiss Vapeur Parc à prix doux, il est vivement conseillé de réserver son billet au préalable pour bénéficier de tarifs dégriffés. L’attraction du Bouveret a reçu 160’000 visiteurs l’année dernière, un chiffre en légère diminution à cause de la météo. Cette année, la saison a bien démarré, se réjouit Damien Fulbert, directeur d’exploitation, le parc pouvant accueillir jusqu’à 2’000 visiteurs les jours de forte affluence. «Grâce à la réservation en ligne, nous pouvons beaucoup mieux gérer l’exploitation, notamment en termes de personnel», se félicite le directeur du parc.

Festival vapeur jusqu’à dimanche

Signe que le Festival international de la vapeur du Bouveret est un must: les mordus accourent de loin – France, Allemagne, Luxembourg et Suisse – pour faire circuler leurs machines sur le circuit du bout du lac. Cette année, ce sont 130 machines et leurs conducteurs qui ont afflué au Bouveret. En fin de semaine dernière, c’était le grand remue-ménage des arrivées des participants et des opérations de mise en rail pour le week-end d’ouverture. Un participant est même venu avec un semi-remorque. Le festival dure jusqu’à ce dimanche 14 juin.

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