
Le chef Vito Dell’Aquila et son livre autobiographique «Vita Vito Vitalia», fruit de son parcours de vie. | I. Laski
Son succès, Vito Dell’Aquila le doit avant tout à sa détermination et à son courage. En 2021, alors que la pandémie de Covid-19 mettait de nombreux projets en pause, ce chef italien décide de lancer sa propre entreprise de pâtes fraîches artisanales en Veveyse. Un pari audacieux qui marque le début de l’aventure Vitalia. Aujourd’hui, l’entreprise est bien installée dans le paysage régional et s’apprête à souffler ses cinq bougies le samedi 4 juillet à Saint-Martin, à l’occasion d’un moment convivial et gourmand.
«Cette célébration sera également marquée par l’inauguration du food truck, qui ouvre un nouveau chapitre pour l’entreprise», se réjouit Vito Dell’Aquila. Le véhicule gourmet a pour vocation de faire découvrir les pâtes fraîches Vitalia à un public plus large. «Il s’agit d’un produit premium, particulièrement adapté à un service à fort débit, car les pâtes cuisent en seulement une minute, sans nécessiter de pré-cuisson», souligne l’entrepreneur.
Le secret Vitalia
Déjà présente dans plusieurs établissements renommés, l’entreprise entend désormais partager une cuisine simple, authentique et sincère avec le plus grand nombre. Ses pâtes sont élaborées à partir de blé tendre complet, de malt d’orge suisse et de semoule de blé italienne.
«Le mélange de ces céréales permet de trouver une bonne structure, un bon goût et une belle texture, ainsi qu’un bon équilibre nutritionnel. Au final, cela donne une pâte très digeste», souligne Vito Dell’Aquila.
C’est dans la cuisine du 1er étage de la Croix-Fédérale de Saint-Martin que la chimie opère. La sauce préférée du chef pour accompagner ses pâtes? La «cacio e pepe», une spécialité originaire de Rome à base de poivre noir et de fromage «pecorino romano».
Une philosophie culinaire
Pour le chef, son approche culinaire va bien au-delà de la simple association de l’eau et de la farine. Elle traduit une véritable philosophie, où chaque plat vise à toucher les gens et à créer un moment de convivialité. Il forme actuellement deux personnes, afin d’être en mesure de répondre à des volumes de production plus importants, notamment avec le lancement du food truck.
«En cinq ans, j’ai appris à mettre de côté mon ego. La résilience et l’humilité sont essentielles pour avancer et grandir. Avant d’être à mon compte, je travaillais pour l’esthétique des plats et les félicitations. Aujourd’hui, j’ai le sentiment de travailler pour quelque chose de plus profond», confie l’entrepreneur.
