
Hugues Ansermoz immortalise le duo qu’il a formé avec Romain Roseng pour commenter les courses de ski féminines des JO de Milan-Cortina.
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Les «vacances» olympiques d’Hugues Ansermoz sont terminées. Lundi, le chef d’exploitation de la station Glacier 3000 était de retour à son bureau des Diablerets après avoir commenté les courses de ski féminines des Jeux de Milan-Cortina aux côtés de son alter ego Romain Roseng, un binôme rodé depuis une quinzaine d’années sur RTS 2.
À Romain, l’ancien animateur de Radio Chablais, le rôle de commentateur; à Hugues d’apporter ses analyses techniques, lui l’ancien coach des skieuses suisses et canadiennes, et ex-responsable du Centre national de performance à Brigue. «On a nos petites habitudes, on sait comment l’un ou l’autre travaille. Ça s’est bien passé, même si on s’est parfois un peu marché dessus…», sourit-il.
Retour à la normale
«Ça a été un peu rude de retrouver la vie normale ce matin (ndlr: lundi)», admet dans un demi-sourire celui qui est rentré d’Italie jeudi soir. D’autant que l’expérience fut des plus agréables, malgré les stress de la mise en place. «Les JO, c’est compliqué au début (ndlr: il a également officié à Pékin en 2022). Les déplacements de 45 minutes entre l’hôtel et le site, trouver son accréditation, choisir entre le bus ou la voiture, etc. Tu mets une semaine à vraiment comprendre.»
Grand habitué des championnats du monde et autres compétitions internationales, où il prête sa voix tant aux courses des hommes que des femmes, Hugues Ansermoz a aimé pouvoir se concentrer sur les compétitions féminines cette année. «D’autant que les hommes étaient à Bormio, cela aurait été compliqué de jongler.»
Rétrospectivement, il trouve un autre avantage à Cortina. «Il y avait un village olympique, une vraie ambiance de JO. Une expérience super! J’ai aussi apprécié de m’attarder à Cortina quelques soirées, et d’avoir la possibilité d’assister à des compétitions de bob ou de curling en journée.» Pour le reste, «les bénévoles étaient fantastiques et les gradins pleins, avec une ambiance au rendez-vous en ce qui me concerne, même si certains ont trouvé que c’était un peu mou. Il y avait énormément d’Américains, parfois jusqu’au tiers du public!»
Merci Camille
Contrairement au team USA, les Suissesses n’ont pas été à la fête en compétition, et Hugues Ansermoz a eu peu d’occasions de s’enflammer. «De toute façon, je ne suis pas un consultant qui hurle dans le micro. Mais c’est vrai, on a eu beaucoup moins d’opportunités de s’enthousiasmer que chez les hommes, même si on le savait en arrivant. En vitesse, une médaille aurait relevé du miracle. En Géant, on espérait avec Camille (ndlr: Rast), mais rien n’y a fait.»
L’argent de la même Camille Rast en slalom a heureusement sauvé les meubles. «Un soulagement!, admet l’Ormonan. On sentait une certaine tension au sein de l’équipe suisse. D’ailleurs, même si je connais toutes les filles, je suis plutôt resté en retrait au moment des interviews. Les pistes n’étaient pourtant pas très sélectives, mais il n’y a eu aucune surprise, toutes les médailles sont allées à des athlètes attendues.»
Au final, Hugues Ansermoz a relevé «un niveau de compétition fantastique». «En vue d’une candidature suisse pour les JO de 2038, prévue elle aussi en mode décentralisé et multi-sites, il y a probablement quelques enseignements à tirer.»
