À Leysin, Maxime Cottet se réjouit d’un retour aux affaires

Dès le 1er mai, Maxime Cottet sera le nouveau directeur de Télé Leysin-Les Mosses-La Lécherette. | C. Dervey – 24 heures

Remontées mécaniques
Le nouveau directeur de TLML a de la bouteille et a connu des contextes tendus, notamment à Crans-Montana. Présentation.

La cure de jouvence se poursuit dans le milieu des remontées mécaniques des Alpes vaudoises. Après Martin Deburaux, 38 ans, nommé comme directeur de Télé Villars-Gryon-Les Diablerets (TVGD) l’an dernier, Maxime Cottet, 43 ans, a été officialisé il y a quelques jours à la tête de Télé Leysin-Les Mosses-La Lécherette (TLML) pour remplacer Armon Cantieni. Il entrera en fonction le 1er mai.
Enneigement mécanique, renouvellement de la télécabine, déplacement du train, refonte complète de la mobilité en station: les projets d’envergure impactant les activités de TLML ne manqueront pas. L’ingénieur de formation en a vu d’autres, lui qui a déjà bien roulé sa bosse et connu de gros dossiers analogues lors de ses précédents mandats, parfois même avec leurs lots de tensions.
Expert en génie des matériaux, avec une spécialisation en ingénierie financière, il est au bénéfice d’un brevet fédéral de spécialiste des installations à câbles, sésame indispensable lorsque l’on entend officier dans le domaine de l’exploitation des remontées mécaniques et du renouvellement de concession.

Première expérience vaudoise
Originaire de Chamonix, Maxime Cottet a commencé sa carrière comme responsable technique à la Compagnie du Mont-Blanc (2007-2014), puis a poursuivi en Valais en tant que directeur d’exploitation à Thyon et Verbier sur le domaine des 4 Vallées (2015‑2019), et enfin comme directeur général de la «poudrière» de Crans-Montana (2019-2023), sur fond de rachat de la station et de crise avec la sortie du périmètre Magic Pass en 2019 (coopérative qui vient d’annoncer l’offre étendue de son pass pour la prochaine saison, voir encadré). Avec la reprise de la station par Vail Resort, Maxime Cottet est remercié en 2023.
Las, ces expériences et sa capacité à monter au front ont plaidé en faveur de sa candidature à Leysin où il se réjouit «d’une expérience dans un autre canton en collaboration avec TVGD et Glacier 3000», ainsi que d’un retour aux affaires dans un milieu qui le passionne après sa parenthèse actuelle dans le secteur industriel et de l’énergie. «Par ailleurs, les projets sont intéressants, engagés, avec des investissements connus. La transition vers le quatre saisons en est un et j’ai l’objectif de mettre un coup d’accélérateur.»

Des fronts connus
S’il s’attend à un milieu «moins toxique» que par le passé, les fronts existeront, et il le sait. Il faudra concilier avec les opposants déclarés aux plus de 170 canons à neige supplémentaires prévus sur Leysin-Les Mosses et les inquiétudes des commerçants et habitants liées au chantier géant de plusieurs années prévu au centre du village (train, funiculaires, hub, télécabine).
«Au sujet de l’enneigement mécanique, je suis confiant, ajoute-t-il sur ce dossier prioritaire et sensible. Contrairement à la France, la Suisse a su anticiper sur la problématique du respect de l’environnement dans les domaines skiables, en cartographiant et intégrant les zones de faune-flore sensibles pour les préserver. Nous n’arrivons par les mains vides et l’ère des passages en force est révolue. Il faut être dans le compromis avec habitants et associations écologiques. Rien n’est acquis, mais si le projet entre dans les cases des plans de zones, il n’y a pas de raison que cela ne se fasse pas.»
A contrario, sur le front Magic Pass, si indispensable aux stations comme Leysin-Les Mosses, il s’attend à un climat bien plus détendu. «À Crans-Montana, j’étais arrivé dans un contexte très compliqué. On m’a collé l’étiquette de quelqu’un qui était opposé au Magic Pass, alors que j’étais simplement en première ligne avec les médias quand il fallait défendre la politique de l’entreprise et qu’on avait demandé au bouillonnant président de la société de faire un pas de retrait. Je traîne encore un peu tout ça, mais je n’ai rien contre le Magic Pass, bien au contraire.»

Le Magic Pass s’étend et adapte son prix

Pour la saison 2025-2026, le Magic Pass proposera 17 nouvelles stations, dont trois nouvelles en France (Praz de Lys-Sommand, Massif des Brasses et Grand-Bornand), ont communiqué les responsables de la coopérative. En Suisse, les nouveautés sont Gstaad (donc Rougemont, Schönried, Saanenmöser, Zweisimmen et St. Stephan), Meiringen-Hasliberg, Balmberg, Belalp, Grenchenberg, Linden, Melchsee-Frutt, Mörlialp ou encore Sörenberg. L’offre Magic Pass englobe désormais 97 stations partenaires. Le canton de Berne devient le quatrième plus grand marché après Vaud, Valais et Fribourg. Les responsables de Magic Pass ont en outre relevé que la saison 2024-2025 a été celle de tous les records: 197’152 abonnements vendus, soit une progression de 9,5% par rapport à l’année précédente, une «excellente» fréquentation estivale et probablement un hiver exceptionnel. Pour la première fois, le tarif du Magic Pass sera légèrement augmenté compte tenu de l’offre: 419 francs pour les adultes (399 francs précédemment) et 282 francs pour les enfants (269 francs).