Les apiculteurs vaudois sont prêts à en découdre avec le frelon asiatique

Avec un objectif de 400 nids à détruire dans le canton, cette année s’annonce comme une année charnière dans la lutte contre le redoutable hyménoptère. La population est également appelée à participer.
Monthey boucle la saison sur une défaite

Pour le dernier rendez-vous de la saison régulière, les Sangliers recevaient Spinelli Massagno au Reposieux. Malgré une solide performance de Warren Williams et ses coéquipiers, les Tessinois l’ont remporté au bout du suspense sur le score de 82 à 97.
Les cliniques et les écoles privées s’unissent pour mieux exister

Une association regroupant une quinzaine d’établissements vient de voir le jour. L’entité espère renforcer la place de ces acteurs dans l’offre touristique de la région.
Une falaise domptée en un quart de seconde

Quelque 400 m³ de roches ont été dynamités dimanche au-dessus de l’autoroute A9. Retour sur une opération sous haute tension qui aura nécessité cinq semaines de préparation.
La course à la nouvelle télécabine des Chaux est lancée

L’ambitieux projet d’installation partant de la gare de Barboleuse avec arrêt intermédiaire à Frience a cinq ans pour aboutir. C’est court, d’autant que des oppositions semblent inévitables.
Vivre ou ne pas vivre avec le loup

Dans «Le dernier survivant», les cinéastes Cédrik Strahm et Martin Ureta partent à la rencontre du meilleur ennemi de l’Homme, en Suisse et en Éthiopie. Une production qui explore notre rapport au sauvage.
L’Ukrainienne Anna Fedorova électrisera les Ondes

Des nouveautés et une programmation de niveau international feront le sel du festival classique printanier, dont la première vocation est de démocratiser la grande musique.
Des hallebardes veveysannes bientôt pointées vers le ciel de Rome

Début mai, les Cent-Suisses de la Fête des Vignerons seront les invités de la Garde pontificale du Vatican. Une grande première dans les deux siècles d’histoire du corps d’honneur veveysan.
«En play-off, rien n’est jamais acquis»

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L’abondance des sangliers est contenue

Agriculteur et municipal à Noville, Pierre-Alain Favrod constate l’étendue des sillons de 20 cm labourés par les sangliers dans un champ bordant les Grangettes. Les bêtes s’acharnent dans les cultures par petits troupeaux ou familles de 7-8 bêtes avec leurs marcassins durant la nuit et se réfugient dans la réserve à la moindre perturbation. Photo: P. Combremont La pression monte au Service vaudois de la chasse, depuis l’annonce faite en début d’année concernant le sanglier. Une publication de quelques mots seulement, avertissant que, «compte tenu du bilan de la chasse, de l’évolution des dommages, en baisse, et de l’abondance estimée des effectifs», la période de tirs ne serait, cette année, pas prolongée. La traque de ce gros gibier s’est ainsi terminée fin janvier. L’attention est donc rivée sur le nombre d’animaux tués l’an passé par les chasseurs et sur les «prélèvements» faits en parallèle par les gardes-faune cantonaux dans certaines zones sensibles, protégées ou les réserves. Car les chiffres, de 2020 à 2022, avaient montré une forte expansion du sanglier sur le territoire vaudois, mais aussi de ses déprédations records. Un pic de dégâts Les montants ont en effet dépassé le million, puisqu’ils ont atteint 668’348 francs en dédommagements et plus de 347’000 francs en frais de prévention. Ceci pour l’installation de clôtures notamment. Un pic de dégâts exceptionnel à l’échelle suisse, loin au-dessus des autres cantons touchés, comme Argovie et le Jura. Le plan de lutte, qui avait été adopté pour les années 2017-2021, avait alors été reconduit et activement poursuivi jusqu’à fin 2023. Stratégie d’action: une chasse ouverte, avec l’absence de quotas, qui privilégie la traque, avec ou sans chiens, et l’affût, plutôt que les battues. Cela passe aussi par une communication et une coordination entre les agriculteurs et les chasseurs, mais également avec les milieux forestiers et de protection de la nature. Il impliquait aussi une surveillance renforcée des zones protégées et des réserves, où le sanglier prospère. Un projet de capture et de suivi des sangliers est par ailleurs mené depuis plusieurs mois au niveau vaudois, à l’initiative de l’Office fédéral de l’environnement. Cela en rapport avec le risque de propagation de la peste porcine africaine. Un collier émetteur a notamment été posé sur une laie dans la région du Mormont. Cette balise devrait permettre d’étudier le comportement du sanglier, et surtout documenter ses déplacements. «Le sanglier est très intelligent» Aujourd’hui, ces mesures de régulation ont apparemment atteint leurs objectifs. Selon les derniers chiffres de la campagne 2023, le nombre de sangliers abattus par les chasseurs est passé de 1’527, il y a trois ans, à 953 cet hiver. De leur côté, les gardes-faune ont dû tirer 266 bêtes dans les zones protégées, communique Denis Rychner, porte-parole de la Direction de l’environnement. Soit à peu près trois fois moins qu’en 2020. Dans le même temps, la courbe des indemnités pour les dégâts a baissé, pour se fixer à 460’000 francs en 2023. Quant aux frais de prévention, ils se sont montés à 250’000 francs pour les clôtures et 47’000 francs pour l’achat de matériel de protection l’année dernière. Au vu de cette évolution positive, «un nouveau plan de gestion du sanglier pour ces prochaines années va sortir», indique Frédéric Hofmann, le chef de la section Chasse, pêches et espèces. Les chasseurs, eux, partagent le même constat d’une «diminution légère des effectifs», comme le relève Alexandre Lachat, de Diana Riviera. Mais le sanglier est un animal très intelligent: «Sur le terrain, nous observons surtout qu’ils se réfugient de plus en plus près des habitations, où nous ne pouvons pas nous approcher. En plus, après les premiers jours de tirs, ils retardent leurs déplacements, plus tard les soirs, et en pleine nuit», témoigne-t-il. Dans la région, le périmètre le plus critique est celui de Noville et Chessel, où les champs et les cultures maraîchères bordent la réserve des Grangettes. Moins de sangliers? Agriculteur directement touché, mais aussi municipal et député, Pierre-Alain Favrod en est persuadé: «C’est momentané. C’est un animal préhistorique, assez extraordinaire, qui peut s’adapter à tout.» Au moindre coup de feu, il se réfugie bien sûr dans la réserve. «On ferait mieux de la clôturer, plutôt que nos champs, ce serait presque plus simple», lâche-t-il en souriant, regrettant qu’on n’y fasse plus de battue, comme avant, mais seulement des prélèvements ciblés. Un animal qui s’adapte à tout En outre, «avec des hivers qui seront toujours plus sans neige, les sangliers trouvent toujours une nourriture facile à la même place». Quant à changer de cultures? «Regardez, même en Ardèche où il n’y a pas de maïs, ils prolifèrent», relève l’agriculteur de Noville, qui a aussi constaté ses dégâts dans des pâturages de montagne à L’Hongrin. Certes, la plantation plus fréquente de chênes dans les forêts les y attire et les garde éloignés pour un temps. «Mais plus il mange de glands, plus il doit ensuite aller rebouiller les champs et trouver des vers blancs pour son équilibre alimentaire.» Et les clôtures de protection s’avèrent-elles efficaces? Pierre-Alain Favrod nuance aussi. «Oui, on est dédommagés. C’est bien joli, mais poser un câble à 35 cm du sol, à genoux, c’est un tue-chrétiens! Un travail de titan pour ensuite les entretenir, faucher sous le fil et les surveiller chaque jour. Cela protège les semis et les cultures au printemps, mais quand l’épi commence à lever, cela n’arrête toutefois pas les sangliers. Ils envoient le(s) gros devant et défoncent le piquet.» Pas d’opposition à la régulation Au vu des derniers chiffres, les tirs seront-ils prochainement réduits? Pour les chasseurs, il est nécessaire de ne pas abandonner la pression sur l’animal: «Il apparaît indispensable de maintenir ces tirs de régulation, voire même les prolonger», estime le représentant de la Diana Alexandre Lachat. Une option que les défenseurs de l’environnement et de la diversité, à l’instar de Pro Natura, ne combattent pas: «Dans un monde idéal, la régulation devrait d’abord se faire par des prédateurs tels que le lynx ou le loup. Mais en l’occurrence, le sanglier n’est pas menacé. C’est une espèce
