Avec Monique Jacot, Graffenried met la photo féminine à l’honneur

Géographie du rocher – II.   | D. Burtin

Aigle
L’espace muséal accueille une exposition itinérante réalisée par Photo Elysée. Elle présente des tirages modernes d’après les photographies originales des collections du musée lausannois.

«La figure et ses doubles» est la nouvelle exposition temporaire de l’Espace Graffenried. Elle met en valeur jusqu’au 31 août Monique Jacot (1934-2024). La Neuchâteloise est une des photographes suisses les plus importantes. Elle suit ses études à l’École des arts et métiers de Vevey. Monique Jacot entame alors une carrière dans la presse comme photojournaliste. Elle réalise de nombreux reportages pour des revues suisses et internationales telles que Camera, Die Woche, Elle, Geo, Schweizer Illustrierte, Stern, Vogue. 

Tout au long de sa carrière, Monique Jacot explore différents genres photographiques. Grande voyageuse, elle est connue pour ses photographies prises à travers le monde et pour sa documentation méticuleuse de certains aspects de la vie suisse, en particulier liés à la condition féminine. Dans une trilogie, elle immortalise des jeunes filles en République tchèque, en France et en Angleterre. Elle se consacre par la suite à l’exploration des conditions de vie et de travail des femmes en Suisse, dont résultent trois séries qui ont fait l’objet de publications: Femmes de la terre (1989), Printemps de Femmes (1994), L’usine au féminin (1999). 

Parallèlement à ses reportages, Monique Jacot produit un grand nombre d’œuvres qui témoignent de ses recherches artistiques. En reconnaissance de sa contribution majeure aux arts visuels, elle s’est vu décerner le Grand Prix suisse du design en 2020. 

espacegraffenried.ch

Seconde expo signée Delphine Burtin

Dans sa salle du rez, l’équipe de Graffenried donne jusqu’au 8 juillet carte blanche à Delphine Burtin avec «Géométrie du rocher». La Lausannoise est diplômée de l’École supérieure de photographie de Vevey (CEPV) après une première formation en graphisme. Son travail questionne les notions d’illusion et de disparition au travers de natures mortes ou de rébus visuels jouant sur l’ambiguïté de la perception. Au sein de son exposition, la photographe s’intéresse au caractère iconique de la représentation artificielle de la montagne. Elle considère la montagne comme le symbole helvétique par excellence.

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