
L’écologiste Martine Gerber se bat pour le retour de l’abattoir dans la Cité du Sel. | Archives – 24 heures
«Il convient de nous battre pour ne pas perdre nos derniers abattoirs.» Martine Gerber est montée au créneau mercredi dernier pour défendre les intérêts de la branche. «Ceux de Rolle-Aubonne et Clarens sont déjà en sursis, il est temps de faire quelque chose.»
Alors que la filière comptait 42 petits à moyens abattoirs au début du millénaire dans le canton de Vaud, il n’en reste aujourd’hui plus que la moitié. Actuellement, le bétail est dirigé vers différents centres d’équarrissage dans les cantons du Valais, de Vaud ou de Bâle.
L’élue verte demandait via un postulat «un maintien, une modernisation et un développement de l’abattoir de Bex, en collaboration avec les acteurs professionnels de la branche et les instances cantonales». Ce lieu d’abattage – qui appartient à la collectivité – avait dû fermer il y a deux ans pour raison économique, et l’association qui le gérait a été dissoute en novembre dernier.
Renvoi au Canton
La Municipalité, elle, prend une voie opposée en ne soutenant pas cette proposition. «La politique des abattoirs est menée par le Conseil d’État. Huit pôles ont été définis, dont l’épicentre est Lausanne. Pour notre région, ce sont les réseaux Muveran et Plaine-Sud, détaillait le municipal Jean-François Cossetto. Ce n’est donc pas le rôle de la Commune de s’immiscer au milieu.»
Martine Gerber a ensuite défendu l’importance de maintenir des alternatives aux grands abattoirs industriels. «Dans ces petites structures, on a une réduction du temps de transport des animaux et une diminution du temps d’attente avant la mise à mort. C’est aussi moins de stress pour les éleveurs.» Pour cette éleveuse de moutons, l’abattage local est indispensable à la survie de la paysannerie indépendante et au soutien des bouchers régionaux. Il est aussi garant d’une consommation de viande de qualité.
Le gouvernement vaudois a été précédemment mandaté par le Législatif sur l’existence des équarrissoirs sur Vaud. Martine Gerber a proposé dans la foulée qu’il en soit de même pour celui de la Cité du Sel. Son postulat a finalement été transmis à la Municipalité par 27 oui, 17 non et 7 abstentions.
