Bien piloter sa retraite, ça s’apprend !

La retraite n’est plus synonyme de fin, mais de nouvelles opportunités, constate le secrétaire général de l’ARPR, Luca Bondi.  | P. Hess

La Tour-de-Peilz
Pour son 40e anniversaire, l’Association régionale de préparation à la retraite (ARPR) réunit ce jeudi, à la Salle des Remparts, cinq experts pour une table ronde publique. Survol de quelques enjeux.

«Il est important de parler de la retraite. Pas seulement quand on y arrive, mais déjà quand on baigne dans la vie professionnelle», tient à rappeler le secrétaire général de l’ARPR Luca Bondi. Soutenue par onze Communes membres et par des entreprises et institutions partenaires, l’ARPR œuvre depuis 40 ans avec un programme de cours adaptés aux différentes tranches d’âge, dès 45 ans. «Les gens s’interrogent sur leur retraite de plus en plus tôt. Et le Covid a ravivé ces réflexions, tant chez les seniors que chez les jeunes.»

Le titre de la table ronde, «Y a-t-il un pilote dans l’avion?», interpelle. «En Suisse, la préparation de la retraite relève surtout de la responsabilité de l’individu et de celle de l’entreprise, au sein du cadre juridique public. Plusieurs copilotes interviennent dans le vol, chacun avec une responsabilité différente», éclaire Luca Bondi. Les experts invités, issus de différents milieux économiques et sociaux, seront notamment «challengés» sur leur vision de la retraite et les défis de sa préparation. Un large moment sera dédié à la discussion de cas pratiques. Ces échanges seront modérés par Blaise Willa, rédacteur en chef du magazine Générations.

Soigner son réseau

En 40 ans d’activité, le contexte général a beaucoup évolué en termes démographiques, d’espérance de vie, d’organisation du travail et de structure du foyer familial. «À l’époque, l’enjeu était surtout médico-financier. Maintenant on parle de <silver economy> et de société de longue vie, précise Luca Bondi. La retraite n’est plus synonyme de fin de parcours, mais une période qui offre plein d’opportunités.»

Reste que la transition peut être complexe psychologiquement. «Le métier qu’on exerce nous définit. La retraite peut aussi être source de stress à l’idée de perdre une partie de nos contacts sociaux et notre rythme de vie. Et cela peut impacter la relation de couple.»

Si l’ARPR aborde ces problématiques de manière approfondie dans le cours destiné aux 60 ans et plus, la table ronde de ce jeudi se veut davantage axée sur les aspects économiques. 

Un conseil dans tous les cas pour bien vivre cette étape? «Rester actif, peu importe que ce soit en apprenant une langue, en faisant du bénévolat ou d’autres choses. Et surtout, entretenir son réseau social.»