
Il n’est pas toujours simple d’organiser la Braderie d’Aigle. Mais le public répond toujours présent. | I. Simic
Certaines éditions de la Braderie d’Aigle sont plus rock’n’roll que d’autres. Allez savoir si c’est la raison pour laquelle le thème de cette année est «Brad and Roll». Quoi qu’il en soit, le fil rouge de cette 87e édition, à venir de vendredi à dimanche, a de quoi stimuler l’imagination des bars au moment de se choisir une devanture de circonstance.
Sur les trois jours, une quinzaine de concerts sera proposée sur les scènes de la place du Centre et la rue Farel. Et celle de Sous-le-Bourg? «Le collectif qui le gérait n’avait plus les ressources, explique le président de la manifestation, Roberto Fucile. On a senti qu’il s’essoufflait déjà un peu l’an dernier et ils ont préféré renoncer cette année.»
Une perte d’un côté, un grand retour de l’autre: celui d’une guggenmusik, après une année de pause. Les Kamikaze remplaceront les Batranouilles. Le groupe se baladera au gré de ses envies le samedi de 14h à 18h et mettra l’ambiance sur la scène de la place du Centre le dimanche à 11h30. «Beaucoup de gens nous l’ont réclamée l’an dernier, ajoute Roberto Fucile. Cela avait un certain coût et nous avions décidé de faire sans. Mais grâce au soutien de la commission culturelle d’Aigle, nous avons pu la réintroduire sans nous mettre dans le rouge.»
Ce même soutien de la Ville a permis de prévoir un DJ le samedi soir pour prolonger la fête en musique jusqu’à 3h30 sur la place du Centre. «Le samedi, il y manque un peu d’animation entre les concerts et après le dernier.»
Ce n’est pas le cas aux Glariers et sur la place Knie «qui est toujours blindée de familles avec le Luna Park». Sur la place Alphonse Mex, l’Association de la Jeunesse d’Aigle se chargera de faire bouger le public avec des prestations de breakdance, tandis que la Palting proposera des dj sets électro-techno.
Besoin de ressources
En moyenne, plus de 50’000 personnes perpétuent chaque année le succès populaire de la Braderie. Une affluence qui n’a jamais donné de cheveux blancs à Roberto Fucile.
Les finances, elles, sont autrement plus anxiogènes. «Avec les normes qui se durcissent, les agents de sécurité et l’infirmerie représentent un tiers de notre budget. L’autre grosse contrainte est l’autorisation de fermer la voie ferrée et d’interrompre le train qui nous coûte des milliers de francs. On est souvent coincés avec ça.»
En termes de ressources, l’enjeu des prochaines années s’annonce également humain. «Il nous faudrait de nouvelles forces au comité. Des gens sont là depuis des années et aimeraient déléguer davantage. Moi-même, je suis là depuis 14 ans», précise le président de 34 ans. L’appel est lancé.
