Caroline Ulrich chauffe ses peaux pour Cortina

Caroline Ulrich a terminé 14e du sprint de Courchevel.  | ISMF

Ski alpinisme
Cette saison, la skieuse boélande allégera son calendrier pour se concentrer principalement sur la discipline du sprint. Son objectif: se qualifier pour les prochains Jeux olympiques.

Ce n’est sans doute pas comme ça que Caroline Ulrich imaginait débuter sa saison 2024-2025 à Courchevel. Mi-décembre, l’athlète de la Riviera a en effet connu quelques péripéties lors de cette première étape de Coupe du monde. Après avoir écopé d’une pénalité pour avoir mal rangé ses peaux, la ski alpiniste a terminé à la 14e place. Elle en garde d’ailleurs un souvenir amer. «C’était vraiment un début frustrant parce que je me sentais en forme ce jour-là!»  

Mais sa revanche, elle veut la prendre dans les Pyrénées espagnoles, à Boí Taüll ce week-end où elle sera alignée en sprint et en relais. Cette année encore, on ne verra pas trop la Boélande sur des courses individuelles, plus longues et moins adaptées à son plan d’entraînement.

Un tel choix résulte d’une stratégie soigneusement élaborée. Cette saison, Caroline Ulrich va concentrer son énergie sur les formats sprint, ceux-là même qui célébreront l’entrée du ski alpinisme aux Jeux olympiques de Milan-Cortina, l’an prochain. Cela implique par exemple de participer à moins d’étapes du circuit, afin de privilégier des entraînements plus qualitatifs. La Vaudoise a par exemple fait l’impasse sur les épreuves organisées en Azerbaïdjan et en Andorre ces dernières semaines. Ce calendrier allégé a pour objectif de garantir une plus grande fraîcheur physique et mentale pour les grands rendez-vous de la saison.

Deux « matches » à domicile

Et parmi eux, les Championnats du monde qui s’installeront à Morgins du 2 au 8 mars. Cette compétition aura des allures de marathon pour Caroline Ulrich puisqu’elle s’alignera au sprint – naturellement – mais également sur l’individuelle, la verticale et la course par équipes. Et pourtant, prendre part à l’événement le plus important de la saison à la maison, cela peut provoquer un sentiment ambivalent. «C’est sûr, on a envie de bien faire devant le public suisse et que la fête soit belle, mais oui, ça rajoute pas mal de pression», confie-t-elle. 

La pression redescendra avant le second événement chablaisien de la saison: l’étape de Coupe du monde à Villars-sur-Ollon, début avril. Ambassadrice de la station des Alpes vaudoises depuis l’an dernier, Caroline Ulrich y passe une grande partie de son temps d’entraînement, un avantage certain pour performer au moment venu.

Au-delà de cette saison cruciale en vue des JO, elle garde un œil sur la suite de sa carrière. «Je ne vais pas m’arrêter là. Je veux continuer à être forte en ski alpinisme et aller jouer des Coupes du monde au classement général, voire de plus grosses courses comme la Patrouille des Glaciers ou le Pierra Menta.»