Château-d’Œx sort le chéquier pour son futur hôpital

L’objectif est de démolir le bâtiment existant pour reconstruire une structure hospitalière interdisciplinaire.  | C. Dervey – 24 heures

Pays-d’Enhaut
Le Pôle Santé peut voir l’avenir plus sereinement. Le Conseil communal a avalisé l’engagement de près d’un million pour maintenir une offre hospitalière.

«À l’exception d’une intervention, il n’y a pas eu de débat jeudi et l’ensemble des élus présents a voté en faveur de l’octroi de crédit, pour contribuer à essayer de garder une structure hospitalière», déclare Guy Henchoz, président du Conseil communal de Château-d’Œx.

Le corps délibérant favotais a accordé 935’000 francs. Ultérieurement, Rougemont sera appelée à s’engager pour 310’000 francs, puis Rossinière 155’000 francs. Les trois Communes damounaises doivent mettre la main au pot pour réunir, avec des dons privés, une somme de 4 millions minimum, pour lancer le projet de démolition et de reconstruction des infrastructures hospitalières de la région (voir édition 190, 12 février 2025), gérées par le Pôle Santé du Pays-d’Enhaut (PSPE).

«C’est un signal fort donné par le Conseil communal pour sa population et nous l’en remercions. Ce vote a une importance majeure et nous permet d’avancer dans la conduite du projet», dit de son côté Anne Weill-Lévy, présidente du Conseil de fondation du PSPE. 

Entre 12 et 17 lits

Ce sont environ 5’000 résidents du Pays-d’Enhaut qui bénéficient de leur hôpital actuel. Mais le bâtiment ne répond plus aux normes d’isolation et de prévention contre les incendies. L’ECA, qui a sonné l’alerte il y a longtemps, a donné jusqu’à fin 2028 pour y remédier. Le PSPE a décidé de miser sur un hôpital neuf.

Avant la recherche de fonds publics actuelle, les Communes damounaises ont mis 600’000 francs au pot dont 400’000 pour Château-d’Œx. Le PSPE qui ne dispose pas de fonds propres doit donc réunir ces 4 millions pour emprunter la somme nécessaire, estimée à au moins 20 millions pour la future structure hospitalière interdisciplinaire.

Les prestations offertes dépendront des fonds levés. «Celles prévues par le PSPE correspondent à la politique cantonale. Nous partons de l’hypothèse que le Canton validera le soutien pérenne à notre activité hospitalière», est-il écrit dans le préavis municipal commun. 

L’objectif est de maintenir une large gamme de prestations, avec mise en place d’un système d’acheminement des patients vers les grandes structures cantonales – HRC, CHUV, etc. Il est envisagé principalement 12 à 17 lits hospitaliers, un cabinet de groupe, des locaux pour des consultations spécialisées, une polyclinique, un service d’urgence ou de permanence, ainsi que des prestations de radiologie.