
Pierre Reimann, riverain tout sourire, devant le chantier du futur arrêt «Chemex». | P. Genet
«500 riverains en colère», titre cet article du «24 heures» du 5 décembre 2016. En légende de la photo, Pierre Reimann, riverain, s’affiche «fâché et inquiet. Sa fille de 10 ans prenait le train régulièrement au pont de Chemex. Elle doit désormais marcher sur une route étroite et peu balisée pour rejoindre l’arrêt suivant». Huit ans plus tard, la fille de cet entrepreneur est collégienne et les riverains s’apprêtent à retrouver «leur» arrêt, qui sera remis en service pour le changement d’horaire, le 6 décembre prochain.
«On a dû se battre dans le quartier pour qu’un arrêt soit maintenu et ne soit pas trop déplacé. Cela a pris du temps, mais on s’est mis ensemble et ça a fait le poids», sourit aujourd’hui Pierre Reimann. Directeur des TPC, Grégoire Praz s’en réjouit également. «Nous cherchons toujours à satisfaire nos clients; lorsque nous voyons un réel engouement, nous essayons d’aller dans leur sens. Nous n’avions pas supprimé cet arrêt par plaisir: il était dangereux avec les nouvelles rames de l’AOMC.» Des rames qui, comme l’expliquait en 2016 son prédécesseur Claude Oreiller, avaient «un porte-à-faux plus marqué dans les courbes».
Un arrêt très fréquenté
«Il ne s’agissait pas seulement de rouvrir cet arrêt, on ne le fait pas au même endroit, poursuit Grégoire Praz. Il fallait trouver une section où l’on est en ligne droite et non dans une courbe. On est par ailleurs dans un secteur en forte pente, ou en tout cas qui présente une pente plus importante qu’il n’est autorisé. Nous avons donc dû chercher les meilleures solutions possibles, notamment en ce qui concerne les aménagements destinés aux personnes à mobilité réduite. Cela a pris du temps.»
Dans les faits, les deux arrêts de «Chemex» et «Pont de Chemex» étant très proches, un seul subsiste, le second, rebaptisé simplement «Chemex». L’ancien arrêt «Chemex», situé environ 200 mètres plus haut, disparaît et ne sera qu’un point de croisement.
«La Commune se réjouit de l’ouverture de cet arrêt qui est emprunté par beaucoup de monde, étudiants et enfants notamment, réagit la présidente de Troistorrents Corinne Cipolla. C’est un besoin pour ce quartier, mais aussi pour les alentours, dont les Neyres, sur la commune de Collombey-Muraz. Pour nous, c’est très positif, cela va dans le sens de notre Plan directeur de la mobilité qui vise notamment à développer l’offre en matière de transports publics.» Pierre Reimann, lui non plus, ne cache pas sa satisfaction. «Ne pas maintenir cette halte aurait constitué une moins-value nette pour le quartier. Et puis ils sont en train de nous faire un joli arrêt…»
