Chèques-emploi : un service utile à toute l’économie domestique

Du côté employés de maison, ils et elles sont près de 6’000 recensés au sein du service de l’EPER, dont 600 résidant dans la région Riviera-Chablais.  | Adobe Stock

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Ils sont 16’000 – dont près de 2’000 dans la région Riviera-Chablais – à bénéficier des chèques-emploi de l’Entraide protestante suisse. Mais à quoi servent-ils exactement?

Vous recourez aux services d’un ou d’une employée domestique? Encore faut-il vous assurer que vous êtes en règle avec toutes vos obligations d’employeur. Et pour le personnel de maison, qu’il bénéficie de la protection nécessaire.

Pour aider à une meilleure couverture de ce pilier de l’économie qui a été – et est toujours victime d’abus – l’Entraide protestante suisse (EPER) a lancé les chèques-emploi. Ce service, qui fête cette année ses 20 ans, fait l’objet d’une large campagne dans le canton de Vaud, le seul où ce service existe sous cette forme.

Recourir au travail de personnel de maison implique qu’il faut, notamment, souscrire une assurance accident. Verser des cotisations à l’AVS. Prélever l’impôt à la source dans certains cas, etc. «Nous jouons le rôle d’intermédiaire. Nous ne sommes pas l’employeur. C’est lui qui règle le salaire à son employé. Mais nous nous occupons, sur demande, de toutes les formalités administratives, moyennant une participation de 5% du salaire», explique Alessandra Ramagli Guélat, qui œuvre depuis 4 ans au sein d’une équipe d’une douzaine de personnes au bureau ad hoc de l’EPER, à Lausanne. «Les employeurs qui recourent à nos services sont très coopératifs ou nous sont reconnaissants de nous occuper du volet administratif du contrat de travail», poursuit cette Boélande spécialisée dans le domaine fiscal.

Un bon de 10% dans notre région

Ce service de l’EPER, en forte croissance, arrive aujourd’hui à s’autofinancer et s’avère apporter une contribution importante au service de l’économie domestique. «Sur les 10’000 employeurs qui utilisent actuellement notre service, plus de 1’000 sont établis dans la région Riviera-Chablais. Du côté des personnes employées, elles sont près de 6’000, dont 600 résident dans cette même région», détaille Clotilde Fischer. 

La responsable de ce service à l’EPER nous donne encore un chiffre: au total, sur les 

plus de 16’000 utilisateurs de notre service, près de 2’000 sont toujours dans cette même région Riviera-Chablais.» 

Encore beaucoup à faire

Mais il ne faut pas s’y tromper: si les chèques-emploi répondent à un besoin et sont largement utilisés, tous les employeurs n’y recourent pas encore. Loin s’en faut, s’il l’on sait que le canton compte 375’000 ménages privés et qu’un nombre de plus en plus élevé de couples ou de familles recourent aux services d’employés domestiques. Or, seuls 10’000 recourent aux chèques-emploi, même si un employeur peut évidemment opérer lui-même pour respecter ses obligations sociales.  

Il reste beaucoup à faire pour assurer une protection de toutes les personnes qui œuvrent dans le secteur de l’économie domestique. «Il y a quand même une prise de conscience de la nécessité de déclarer ses employés affectés à des tâches domestiques et une envie de se mettre en règle chez un nombre croissant d’employeurs», se réjouit Clotilde Fischer qui insiste sur l’importance de la sensibilisation des employés concernés à faire respecter leurs droits.

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