Dans la peau du soldat de la Riviera

Les expositions feront aussi revivre un grand exercice militaire, avec des officiers d’artillerie de toute l’Europe, accueillis par les autorités du canton de Vaud au Château de Chillon en 1937.  | DR

Veytaux
Le Château et le Fort de Chillon s’allient lors d’une journée consacrée à la commémoration des 80 ans de la fin du conflit de 1939-45. Une première, à vivre le 11 mai prochain.

Un seul et unique billet à prix spécial permettra d’accéder aussi bien au Château qu’au Fort de Chillon, où de nombreuses activités sont prévues ce dimanche par tous les temps. «Cela fait huit mois que les équipes de médiation et de communication des deux institutions travaillent ensemble pour aboutir à cette journée de commémoration, souligne Marta Sofia dos Santos, directrice du château. Pour nous, ce sera aussi l’occasion de marquer la fin de la restauration du pavillon classé du Jardin de Savoie, qui avait été perturbée par les travaux de construction du Fort en 1941, lorsque l’armée y avait installé l’artillerie.»

Des activités pour les Suisses
L’événement est conçu avant tout pour un public local. «Y compris suisse alémanique, précise Marta Sofia dos Santos. Le personnel présent dans les deux institutions pourra répondre à des questions spécifiques des visiteurs en lien avec la commémoration.» Des visites guidées en français, allemand et anglais permettront de revivre les tensions de la Seconde Guerre mondiale du côté du Fort et de s’intéresser aux fortifications et à l’architecture militaire qui existent depuis le Moyen Âge du côté du château.
Parmi les activités proposées, plusieurs se dérouleront dans le jardin, dont la présentation d’un hôpital de campagne de l’époque. «La compagnie ARAS, qui réunit des passionnés de reconstitutions historiques, va montrer différents aspects de la vie de soldat dans les années 1940, explique Joël Demotz, coordinateur du patrimoine et responsable de l’événement. Dans leur campement, ils réaliseront des bandages, présenteront les exercices demandés aux soldats suisses et initieront au lancer de grenades.» Des conférences, ainsi qu’une séance de dédicaces de Samuel Embleton, auteur de BD sur l’histoire militaire de la Suisse, sont aussi au programme.
Dans le Fort, il sera possible de rencontrer ses anciens habitants, tel le commandant suppléant Pierre Wyss qui a officié de 1980 à 1995 ou encore Marc Weber, un fourrier militaire. «Le but est qu’ils puissent raconter au public des souvenirs et des anecdotes liés au lieu, par exemple dans la cuisine», poursuit Joël Demotz.
Il sera aussi possible de déguster des menus de l’armée au café Byron, à la buvette du château et au bistrot du soldat. «Des plats plutôt rustiques, rigole le responsable. Des röstis, des cervelas ou encore du pot-au-feu, pour donner une ambiance culinaire.»
Au rythme des tambours militaires qui égaieront la cour, les participants pourront aussi réaliser des peintures de figurines lors de différents ateliers. Deux expositions de photos, sur les deux sites, redonneront aussi vie, en noir et blanc, aux moments forts d’une époque tourmentée.


Plus d’infos: chillon.ch

«1939-1945: entre château et fort, commémoration d’une histoire commune», dimanche 11 mai au Fort et au Château de Chillon, Veytaux.

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