« D’autres zones sont potentiellement instables »
À Leysin, le téléski d’Aï-Chaux de Mont, de même que le snowpark, sont toujours à l’arrêt. En cause, l’éboulement qui s’est déclenché dans le secteur de Chaux de Mont dans la nuit du 5 au 6 janvier et qui avait décâblé l’installation de remontées mécaniques. Si le secteur d’où les blocs sont partis a été stabilisé, rien ne dit que tout risque est écarté dans la zone. Les explications de Maxime Cottet, directeur de Télé Leysin-Les Mosses-La Lécherette (TLML).
Pour rappel, expliquez-nous la cause de cet éboulement?
– À en croire le géologue qui a sondé le terrain, cela serait dû aux variations de températures de ces derniers mois. Nous étions à -10°C en novembre, suivis de redoux, puis à nouveau du -10°C, et à nouveau une vague plus chaude dans la foulée. De mémoire, on ne se souvient pas de telles différences sur si peu de temps, sans compter les eaux de ruissellement. On peut supposer que le phénomène est imputable au réchauffement climatique. Et cela nous amène à anticiper.
En effectuant des tests complémentaires au drone?
– Effectivement. Ceux qui ont été faits sur la zone où s’est déclenché l’éboulement ont révélé que les nettoyages et les purges entrepris ont stabilisé la situation, mais rien ne dit qu’un autre incident ne puisse se produire ailleurs dans cette falaise, d’ailleurs des observations la semaine dernière ont révélé d’autres zones potentiellement instables. Les cartes des risques doivent être mises à jour. Nous avons un devoir de diligence vis-à-vis de l’Office fédéral des transports (OFT). D’où la nécessité d’avoir une vue d’ensemble via des tests au drone pour effectuer de la photogrammétrie, des images avec un niveau de détail très élevé. Des calculs de chute et de trajectoires doivent en outre être effectués. Les résultats diront d’ici à quelques jours si la réouverture du secteur à certaines conditions est possible ou si le risque est trop élevé.
Y a-t-il un risque que le secteur ne soit plus exploitable du tout à terme?
– Pas à ce stade, mais à voir si nous rentrons dans les normes de l’OFT et si des purges et autres mesures de sécurisation à effectuer l’été prochain suffiront.
Quelles conséquences économiques cela a-t-il pour TLML? Est-ce chiffrable?
– Nous devons les calculer. Nous sommes en discussion avec notre assurance, qui veut notamment savoir si la fréquentation du domaine a pâti de cette fermeture et, si oui, dans quelle mesure, avant d’envisager d’entrer en matière sur une participation. Ce téléski ne fait heureusement pas partie des installations dites structurantes, qui permettent d’accéder au domaine. C’est gênant, mais pas immobilisant.




