
Actuellement rattaché à l’Exécutif veveysan, le musée est sur les rampes de son autonomisation. Une autonomie qui passera par le biais d’une fondation de droit public. | J. Gremaud
«Est-ce le temps d’être expérimental?» Mattia Vidoz reste perplexe sur la structure juridique envisagée pour l’autonomisation du musée veveysan. La création d’une fondation de droit public au niveau communal serait en effet une première dans le canton.
Pour être certain que la Ville se dirige dans la bonne direction, l’élu Vert’libéral veut mandater un expert externe afin de déterminer la meilleure forme juridique, entre fondation de droit privé et de droit public.
«Il y a un moment où il faut choisir, déclare Alain Gonthier (décroissance alternatives), avec un agacement perceptible. Tout est expliqué dans le préavis.» Entre les deux côtés de la salle, le débat s’anime.
«Le travail a été fait»
Dubitative, la Libérale-Radicale Sandra Marques demande aussi des précisions sur la distinction entre les deux fondations. Une posture soutenue par Roger Pieren et Stéphane Molliat (Vevey Libre), qui souhaitent l’avis d’un expert externe.
Élodie Lopez (décroissance alternatives) tente d’apporter davantage de clarté. «Les différences entre les deux structures résident notamment sur les conditions de travail du personnel. Avec la fondation de droit public, l’on s’inscrit dans la continuité des conditions salariales du modèle public actuel. En outre, la Ville peut garder un regard sur la gestion du musée.»
Pour recadrer les discussions et rassurer l’hémicycle, le syndic Yvan Luccarini intervient avec ironie. «Mandater un expert, c’est une bonne idée. C’est exactement ce que l’on a fait. Tout ce travail a été réalisé.» Les avantages d’une fondation de droit public permettent notamment à l’institution muséale de bénéficier de financements parapublics et privés, tout en garantissant que les dons potentiels resteront en main publique.
De plus, la garantie d’accessibilité – comprenez le prix d’entrée – sera maintenue et le Conseil communal gardera un oeil sur les règles du jeu, à savoir le règlement de la fondation en devenir.
La demande de crédit de 100’000 francs pour la création de cette fondation de droit public est finalement acceptée à la majorité. Une étape pour le Musée Jenisch en vue de son indépendance.
