De la neige en suffisance pour l’Erika Hess Open

Entre convivialité et simplicité, la championne Erika Hess partage toujours un moment après la course avec les participants.  | A. Capel

Blonay-Saint-Légier
Après trois éditions annulées successivement aux Pléiades, la compétition de l’ancienne championne du ski suisse est de retour ce samedi sur la Riviera.

Une, deux, puis trois fois. Il y avait presque de quoi maudire les cieux ces dernières années. La traditionnelle course de la sextuple championne du monde de ski alpin aura bien lieu cette année dans la station des Pléiades. Une vingtaine de centimètres de neige est venue se poser sur les cimes de la région depuis la mi-janvier. Cette couche est suffisante pour pouvoir organiser la 22e édition d’une compétition prévue pour petits (dès 3 ans) et grands.

À quelques jours du top départ prévu ce samedi, Erika Hess pousse un ouf de soulagement. «C’était le but de revenir ici. Les conditions climatiques, c’est vraiment le souci principal aux Pléiades. Il n’y a pas d’assurance d’avoir de la neige à chaque fois.» La station ne disposant pas de canon à neige, la date de l’événement a ainsi été déplacée de quelques semaines au fil des ans. «Les équipes sur place ont fait un super boulot, ils ont poussé la neige tous les jours pour qu’on puisse maintenir cet Open. On ne peut que les remercier!»

Sur la piste des Motalles, les participants s’affronteront en ski ou en snowboard sur un Géant d’environ une trentaine de secondes, un peu moins pour les enfants. «En fonction de la neige, si on part de tout en haut, il y a un peu de tout sur le tracé: du plat, un petit mur et une traverse, détaille la grande dame du ski suisse. Si on part sur la version plus courte, c’est plus dans la ligne de pente, mais cela reste facile et joli à skier. Et le vrai plus? Le public peut voir l’entier de la course depuis l’arrivée.» 

Une bonne centaine de skieurs est attendue sur place, la station étant facile d’accès, que ce soit en train (ligne Vevey-Les Pléiades gratuite pour les inscrits) ou en voiture, le parking des Motalles se trouvant à proximité. 

Solution de repli

Tous les voyants sont donc au vert pour cette manifestation populaire, qui sera aussi organisée les semaines suivantes aux Diablerets (18 février) et à La Fouly (28 mars). Spécificité pour 2026: le comité d’organisation avait prévu un plan B en cas de quantité de neige insuffisante aux Pléiades. La compétition pouvait en effet être déplacée le lendemain aux Rochers-de-Naye. Ce ne sera donc pas le cas. 

«À l’avenir, nous souhaitons pérenniser cette alternative en cas de besoin. L’essentiel est de pouvoir conserver cet événement tous les ans dans la région, explique la Nidwaldienne d’origine. Notre choix s’est porté sur Les Rochers-de-Naye car c’est une station située à proximité, et aussi parce que nous avons de très bons souvenirs là-bas. Les toutes premières courses de l’Erika Hess Open y étaient organisées en alternance avec les Pléiades.» 

Une solution de repli qui permet désormais aux organisateurs de voir l’avenir avec davantage de sérénité. Les nouvelles têtes au comité sont d’ailleurs les bienvenues. «Si quelques jeunes veulent nous rejoindre, nous les accueillerons à bras ouverts, lance avec enthousiasme Erika Hess. On organise ces moments principalement pour eux!»

Plus d’infos: 
www.erikahessopen.org

Course gratuite pour les enfants, 20 francs pour les adultes. Pour les Pléiades, inscriptions uniquement sur le site, jusqu’au mercredi 4 février, 18h.

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