
Samedi à la salle de l’Aigle, une dizaine d’armes à feu ont été déposées. Mais aussi deux obus datant de la Deuxième Guerre mondiale (image d’illustration). | ARC / Sieber
Samedi matin s’est tenue à Aigle une des quatre collectes de l’opération «Vercingétorix», édition 2026. Pour rappel, cette démarche du nom du célèbre chef gaulois avait été instaurée par les autorités vaudoises en 2013, à la suite de la tuerie de Daillon. Le principe? Permettre à tout un chacun de se débarrasser d’un fusil ou d’un pistolet dans un cadre sécurisé et sans avoir à se déplacer jusqu’à l’arsenal de Morges. «Le but premier de l’opération reste la régularisation des armes», souligne Louis-Henri Delarageaz, chef du Service vaudois de la sécurité civile et militaire.
Depuis le lancement de l’opération il y a 13 ans, ce sont 3’000 armes et 4 tonnes de munitions qui ont été récoltées. Ces collectes volontaires sont désormais organisées tous les deux ans. «Nous recevons tout et n’importe quoi, note le responsable. Les armes d’ordonnance suisses et les fusils de chasse demeurent toutefois les grandes tendances. Bien souvent, ces armes réapparaissent dans le cadre de successions, par exemple après le décès d’un conjoint ou d’un grand-père. La famille ne souhaite pas les garder et nous les amène.»
Parfois conservées
Mais que deviennent les «Fass», mousquetons ou pistolets déposés? «Nous transmettons leurs numéros à la Police cantonale, qui les croise avec les registres, indique Louis-Henri Delarageaz. Puis, d’une manière générale, elles sont confiées à la Confédération pour être détruites. Il arrive que certaines soient conservées – avec l’accord de leur propriétaire – si elles représentent un intérêt historique, ou comme objet d’étude pour la formation de nos armuriers.
Samedi à Aigle, 11 personnes ont fait le déplacement. Dix armes à feu, trois armes blanches et 30 kilos de munitions ont été déposés. Des chiffres qui restent dans la fourchette des années précédentes. «Aucune arme ne sortait particulièrement de l’ordinaire, fait savoir le Service de la Sécurité civile et militaire. En revanche, deux obus datant de la Deuxième Guerre mondiale ont nécessité une consultation téléphonique avec DEMUNEX, les spécialistes militaires de l’élimination des munitions, afin de garantir la sécurité sur le site.»
L’opération Vercingétorix est également organisée à Payerne, Prangins et Yverdon. À noter qu’il est possible d’amener des armes toute l’année à l’arsenal de Morges ou à la gendarmerie.
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