Des efforts pour le mieux vivre ensemble

Aigle
Une très large majorité d’élus s’est prononcée jeudi lors du Conseil communal en faveur d’une stratégie visant à une meilleure cohésion sociale.

Le programme de la séance de jeudi dernier était maigrelet sur la forme, mais d’importance sur le fond. Les 50 élus présents avaient en effet à se pencher sur l’avenir de la cohésion sociale dans une ville qui ne cesse de se développer, et dont la population croît beaucoup: plus de 11’700 habitants à ce jour.

L’idée d’élaborer une stratégie en matière de mieux vivre ensemble ne date pas d’hier, puisque les élus Bernard Borel (Les Verts), Denise Lattion (PLR) et Marco Allenbach (PS) avaient déjà développé des postulats en ce sens. La Municipalité y a répondu. 

Favoriser les liens

Dans les grandes lignes et après avoir eu recours aux services d’une fondation privée d’intérêt public, reconnue au niveau national, le dessein est de dresser «un état des lieux et de mettre en place une politique de cohésion sociale cohérente et suivie pour l’ensemble de la population». 

Les visées sont à la fois «d’améliorer le bien-vivre ensemble dans la commune, en promouvant les liens intergénérationnels et interculturels et de développer des conditions de vie favorables à la santé et au bien-être des différentes tranches d’âge de la population». Le projet a par ailleurs été soutenu par l’ensemble des associations aiglonnes œuvrant dans le social. Elles ont écrit en ce sens aux autorités.

À la proposition de l’Exécutif d’engager une personne pour quelque temps dans le but de faire des propositions pour cette stratégie à venir, des élus ont proposé de débloquer un montant de 120’000 francs pour la création d’un poste en contrat à durée déterminée d’un délégué à la cohésion sociale pour les premiers 12 à 18 mois de cette nouvelle fonction.

Après un débat étayé avec des questions pertinentes de part et d’autre, une écrasante majorité des conseillers semblait acquise au projet. À l’exception notable d’une poignée d’entre eux. Marcel-Jacques Bacca (Entente aiglonne) a par exemple estimé que la «Municipalité était contredite dans ce projet pas sérieux» et a demandé «le renvoi du préavis». Le plan, y compris la création du poste en CDD et le montant y relatif, ont finalement été plébiscités par le plénum par 43 oui, 6 non, 1 abstention.