
Les auteurs des faits s’en sont pris à des perches à neige, non sans prendre des risques. | TVGD
«Ils ont opéré sur le bas des pistes, parfois à des endroits difficiles d’accès. Des perches à neige ont été démontées, certaines n’ont carrément pas été retrouvées. Des câbles ont en outre été sectionnés.»
Martin Deburaux, directeur de Télé Villars-Gryon-Diablerets (TVGD), est toujours consterné par ce qui s’est produit sur les pistes villardoues dans la nuit du 7 au 8 décembre. D’autant que les auteurs des faits ont pris «des risques inconsidérés», ajoute-t-il. «Un tuyau à air comprimé dévissé aurait pu être sous très haute pression, auquel cas cela aurait pu être dramatique. Et heureusement pour nos collaborateurs, le logiciel a signalé le problème avant qu’ils n’interviennent. Aucun blessé n’est toutefois à déplorer à notre connaissance.»
Tout avait pourtant si bien commencé, avec un premier week-end encourageant en vue des Fêtes (voir édition 183, 11 décembre 2024). L’ensemble des installations a pu ouvrir comme prévu samedi. Les dégâts se chiffrent tout de même «en dizaines de milliers de francs». Une plainte pénale a été déposée par TVGD.
Déjà l’an dernier
Chez Télé Villars-Gryon-Diablerets, c’est «l’incompréhension qui domine». «Nous comprenons que la production de neige de culture puisse déranger certaines personnes, mais la violence et la déprédation ne sont jamais acceptables», rappelle encore Martin Deburaux. Qui ajoute au téléphone: «Aucune revendication n’a toutefois été formulée jusqu’ici, aucun tag ou signature constaté sur place.»
En effet, la piste de l’acte militant vient tout de suite à l’esprit, surtout après la vague de sabotages qui avait eu cours en janvier 2023 à Villars déjà, les Diablerets, Verbier, mais aussi en France voisine, aux Gets et à La Clusaz.
