
L’inauguration conjointe des deux nouvelles centrales a permis aux invités de visiter les lieux. | T. Masotti
L’Avançon, rivière de Bex, va permettre de multiplier par deux la production électrique combinée de deux centrales hydroélectriques remises à neuf par leur propriétaire respectif.
Celle du Glarey, anciennement propriété d’Immo-Hydro SA, située à la sortie de Bex en direction de Gryon, multipliera la sienne par six, soit de 1,25 à 7,4 GWh/an. Les nouvelles turbines d’Energie Renouvelable de l’Avançon, dont les deux co-actionnaires sont Romande Energie et les Forces Motrices de l’Avançon, produiront ainsi l’équivalent de la consommation annuelle moyenne de 3’000 ménages.
La deuxième installation, située à quelques centaines de mètres plus en amont, est celle de la Saline de Bex, au lieu-dit le Bévieux, qui stocke et conditionne l’or blanc des Mines situées sur le site du Bouillet. Elle remplace les anciennes datant de 1943.
La société augmente ainsi de plus de 50% sa capacité de production d’énergie renouvelable (de 10 à 15,7 GWh/an), ce qui lui permettra de couvrir ses besoins, mais également d’injecter l’excédent dans le réseau, soit l’équivalent des besoins moyens de 3’500 ménages.
«Un pas vers la transition»
L’inauguration conjointe et en grande pompe a eu lieu jeudi dernier sur les sites du Glarey et de la Saline (propriété de Salines Suisses). Parmi les hôtes de marque, les conseillères nationales vaudoises Jacqueline de Quattro (PLR) et Céline Weber (Vert’libéraux), ainsi que le conseiller d’État Vassilis Venizelos, qui a salué les efforts des deux entreprises comme «un pas supplémentaire vers la transition énergétique et l’abandon des énergies fossiles».
«Chaque joule produit grâce à l’hydraulique, l’éolien ou le solaire est un signe d’espoir», a encore déclaré l’élu Vert, mais surtout «le résultat d’un travail acharné » qui démontre que «le développement des énergies renouvelables et la biodiversité peuvent aller de pair».
Vassilis Venizelos a ainsi fait allusion à plusieurs actions consenties en partenariat avec Pro Natura: une passe à poissons et quatre seuils sur l’Avançon favorisant la montaison piscicole; une revalorisation de surfaces peu ou pas exploitées au pied de pylônes électriques du Chablais dans le but d’y aménager des bassins et mares pour amphibiens; le traitement de certaines surfaces contre les espèces envahissantes et une renaturation d’autres avec de la prairie fleurie, des espèces indigènes et des murgiers.
