« En 2026, promis, je me mets vraiment au ski ! »
La comédienne apprécie beaucoup l’ambiance des Marchés de Noël de Vevey et Montreux, ainsi que les paysages hivernaux lacustres qui vont avec. | L. Grabet
Pour la pétillante Karine C., l’hiver rime avec beauté, magie de Noël et surtout spectacle. C’est donc tout naturellement que la comédienne et humoriste de 50 ans nous a donné rendez-vous au Théâtre de la Grenette. C’est là qu’elle vient de jouer «Nos récrés à deux», en duo avec Catherine Guggisberg. Et en cette fin 2025, la native de Nice, installée à Montreux, fourmille d’envies et de projets.
Le prochain se concrétisera d’ailleurs bientôt: elle s’apprête à s’envoler en Norvège pour y admirer les aurores boréales avec ses fils de 18 et 20 ans. Mais avant cela, la Franco-Suisse nous parle de Heidi, du Père Noël et de bonnes résolutions.
Êtes-vous sujette à la dépression saisonnière?
– Non et heureusement, car je ne peux pas me le permettre. Je suis tous les soirs sur scène à cette période! Par contre, j’ai parfois un coup de mou au printemps, une fois mes représentations terminées. Avant de me reconvertir, je bossais dans le marketing et le management. À ce moment-là, une longue traversée du froid et du noir débutait en novembre. Désormais, j’adore monter sur les planches en janvier. Après les Fêtes, les gens ont le moral dans les chaussettes, et je sers vraiment à quelque chose! Je me nourris du rire des autres.
C’est quoi l’hiver pour vous?
– C’est la Suisse! Moi qui ai passé mon enfance à Nice, j’avais très peu connu le véritable hiver. La neige? Je n’en avais vu qu’une fois sur la Promenade des Anglais! À mes 14 ans, quand on a suivi mon père adoptif en Suisse, ça a été l’émerveillement. Ma grand-maman résidait à La Forclaz. Pour moi, c’était le pays de Heidi. C’était si beau avec ces chalets, ces vaches et ces montagnes! Les gens du village avaient été parmi les derniers du pays à passer à l’heure d’hiver… J’aimais bien ce côté rebelle. À Montreux, où je réside, l’hiver c’est aussi la beauté du lac. On a l’impression que c’est la mer et que les montagnes enneigées nous font de l’œil. Ces ambiances de cartes postales m’enivrent!
Des souvenirs de ski aussi?
– Mes débuts poussifs se sont faits du côté de Villars-sur-Ollon. Mais je me suis déchiré les ligaments croisés du genou lors de mon premier camp. Du coup, j’ai arrêté le ski avant même l’arrivée des carvings… Aujourd’hui, je ne skie plus et on me regarde comme une extraterrestre. Cela me frustre, car je vois bien à quel point cela peut être synonyme de joie, de plaisir et de détente pour tant de proches. Il faudrait que je trouve un groupe de nuls pour m’y remettre, mais ça ne court pas les pistes!
Vos conseils pour passer les Fêtes en sérénité?
– Ne pas avoir d’attentes. Et offrir des cadeaux réfléchis et personnels, afin que la personne sente qu’on a voulu lui faire vraiment plaisir tout en nourrissant la relation.
Quels sont les plus beaux cadeaux que vous avez offerts et reçus? Et celui que vous aimeriez qu’on vous offre?
– Je me suis offert un voyage à Québec avec mes deux fils. Les plus beaux sont ceux qu’ils ont pris l’initiative de m’offrir avec leur argent à l’adolescence. C’étaient des bijoux. Mon grand rêve? L’assurance d’être en bonne santé ces 30 prochaines années, et les 60 prochaines pour mes fils.
Avez-vous cru mordicus au Père Noël?
– Oui! Gamine, un oncle se déguisait pour nous. Plus tard, quand mes enfants me questionnaient à son sujet, je répondais que je ne l’avais jamais vu personnellement, histoire de ne pas mentir. Mais je mettais un biscuit et des carottes pour son renne au pied du sapin. Et pour ce qui est du Père Fouettard, on en parlait peu en Suisse. De toute façon, je ne me sentais pas concernée enfant, car j’étais sage!
Quelles sont vos projections pour 2026?
– Je vais sortir un album, en collaboration avec Aliose. Je projette aussi d’écrire un livre avec de l’humour et de la philosophie. Je vais enfin réaliser de courtes vidéos humoristiques, en partenariat avec mon fils cadet. Je compte aussi me mettre au sport, partir en voyage toute seule en Asie et, pour mes 50 ans, me faire tatouer le mot «Guerrière» en farsi, tout comme une référence au Petit Prince, que j’adore. En 2026, j’aimerais surtout cultiver la gratitude, et devenir une meilleure version de moi-même.





