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Pour ce nouveau mandat politique, 16 candidatures sont annoncées pour 7 sièges à repourvoir à la Municipalité. Tous les élus sortants – les Verts Antoine Dormond et Alexandra Melchior, la socialiste Laurie Willommet, Gabriela Kämpf et Yvan Luccarini de décroissance alternatives, Pascal Molliat de Vevey Libre et le Vert’libéral Vincent Imhof – veulent rempiler.
En 2021, à l’exception d’Yvan Luccarini, tous étaient nouvellement élus. Un signal fort de volonté de changement, car depuis 2017, les problèmes s’étaient succédé au sein de la Municipalité. Le vote populaire avait validé le renouvellement quasi complet de l’Exécutif pour confirmer le «ras-le-bol», et écarté le PLR de la Municipalité.
Retour du PLR à l’Exécutif?
Le 8 mars prochain, le PLR tentera donc de rééquilibrer les forces. «Il est impératif d’apporter une représentation droite/centre-droit plus marquée qui favorisera le dialogue et la recherche de consensus», appuie le président du PLR Vevey Laurent Cornu.
Deuxième force au sein du Conseil communal, le parti souhaite entrer à l’Exécutif. Il présente un ticket à hauteur de ses ambitions en présentant trois candidats: Sarah Tobler, Patrick Bertschy et Sandra Marques.
La gauche radicale en puissance
Avec 23 sièges au Conseil communal (+7 par rapport à 2016), décroissance alternatives (da) représente la première présence politique du Législatif. Une montée en puissance qui s’est faite notamment au détriment du parti socialiste (-8 sièges).
La gauche ne prétend pas revoir ses ambitions au rabais, et présente ainsi deux blocs de quatre candidats chacun. Les socialistes et les Verts innovent cette année en partant ensemble dès le premier tour. «L’union est plus forte qu’il y a cinq ans, où toutes les formations étaient parties chacune de leur côté», réagit le président des Verts Didier Raboud. Outre ses élus sortants, le parti socialiste ajoute la candidature de Johanne Saskia-Gay au ticket rose-vert pour la Municipalité.
Une stratégie qui réjouit du côté de da. «Une gauche plurielle, portée par plusieurs sensibilités clairement identifiées, est plus lisible et plus mobilisatrice qu’un bloc homogène», explique la coprésidente du groupe Joëlle Minacci.
Le parti de la gauche radicale n’entend pas moins confirmer sa majorité au sein du Conseil communal, et ne manque pas d’ambition à l’Exécutif non plus. La conseillère communale et députée Elodie Lopez et Léandre Séraïdaris complètent le ticket du parti.
Après deux arrêts maladie et une rupture de collégialité lors du scrutin sur l’installation de caméras de vidéosurveillance en juin 2025, la syndicature d’Yvan Luccarini interroge. «Ma pathologie est suivie et encadrée par plusieurs spécialistes. Il subsiste un handicap physique qui rend la marche difficile, réagit-il. Mais ce n’est en rien incompatible avec un mandat politique. Ma détermination et mon engagement restent entiers.» Quant à l’esprit de collégialité? «J’ai respecté la collégialité toute la législature, à l’exception de ce projet de vidéosurveillance, précise le syndic. Je conçois qu’on puisse me reprocher mon positionnement public, mais je suis conforté par ce net refus dans les urnes.»
Le rôle de «trait d’union» du centre
D’autres formations plus modestes prendront part à la course. Les sortants Vincent Imhof (Vert’libéral-Le Centre) et Pascal Molliat (Vevey Libre) se présentent à nouveau à la Municipalité. Si les Vert’libéraux-Le Centre visent «le maintien du siège», selon le coprésident du groupe Martino Rizzello, Vevey Libre présente une deuxième candidature en la personne de Karine Römer. «Nous estimons être légitimes à nous présenter comme principal parti du centre et proposer deux candidatures», explique Vevey Libre.
Présidée par Olivier Ghorayeb, «En Avant Vevey» propose sa candidature et celle d’Alban Limani à la Municipalité. Absent à l’Exécutif, le parti présente une liste de 42 candidats pour le Conseil communal. Un nombre impressionnant, au vu de la cascade de départs ayant touché la formation en début d’année passée.
Absente de la course à la Municipalité, et en baisse de vitesse depuis 2016, l’UDC figure parmi les 9 listes déposées pour l’élection au Conseil communal. Avec deux candidats annoncés, il lui sera difficile de conserver ses six sièges. À noter encore la nouvelle formation de l’ancien animateur de rue Mike Ingle, candidat indépendant au Conseil communal.
Parmi les 187 candidatures aux 100 sièges du Législatif, la population veveysanne aura l’embarras du choix. NDE
Troisième ville du canton (28’047 habitants au 31.12.2025), la Perle de la Riviera dispose d’un Exécutif avec sept places. L’alliance rose-verte avait réussi en 2021 à reprendre la majorité en plaçant cinq candidats: Jacqueline Pellet, Irina Gote et Olivier Gfeller (syndic, seul élu au premier tour) du côté des socialistes et Caleb Walther et Florian Chiaradia pour les Verts. Le PLR avait quant à lui confirmé le poste du sortant Jean-Baptiste Piemontesi et placé également une nouvelle arrivante, Sandra Genier. La dernière marche était à l’inverse trop haute pour l’UDC, Montreux Libre et décroissance alternatives qui n’avaient pas réussi à faire élire leurs candidats.
En mars prochain, ils seront seize à se présenter. Le PS et les Verts tenteront de conserver leur majorité en proposant cinq candidats. Trois sortants: Olivier Gfeller, Irina Gote (socialistes) et Florian Chiardia (écologiste). Jacqueline Pellet et Caleb Walther ne se représentant pas, l’alliance de gauche a choisi Béatrice Tisserand (Verts) et Romain Pilloud (PS). Pour tenter de rééquilibrer les forces, le PLR a coché quatre noms sur sa liste avec Julien Chevalley, Yanick Hess, Olivier Mark et Suzanne Lauber Fürst (ancienne Montreux Libre).
Dans les partis absents de la Municipalité, deux formations misent sur des listes de binômes lors de cette élection. L’UDC se lance dans la course avec Tal Luder et Pierre Lombardo et Montreux Libre propose Emmanuel Gétaz et Yves Laurent Kundert.
Présent depuis 2021 dans l’hémicycle, décroissance alternatives compte sur Quentin Talon pour bousculer l’ordre établi des partis traditionnels. On retrouve encore Henri Rollier sous la bannière des Vert’libéraux, et Yves Depallens (ancien PLR) qui vient de créer une nouvelle entité politique juste avant ces élections: Tellement Montreux.
Le pouls des différents partis
Grande gagnante des dernières municipales, l’alliance rose-verte avance que «l’objectif principal est de pouvoir poursuivre notre travail engagé depuis 2021», selon Nicolas Büchler et Florian Manzini. Avec une liste comprenant trois sortants et deux nouveaux, ils soulignent «un bon équilibre entre expérience et relève» tout en rappelant que «la conduite et la finalisation de certains dossiers majeurs entamés durant la présente législature nécessitent de la continuité pour être menées à bien».
Quentin Talon (décroissance alternatives), lui, croit en ses chances. «Notre groupe a défendu des positions importantes lors de cette dernière législature et je pense que les gens se retrouvent là-dedans.» Face à l’actuelle mainmise des partis traditionnels sur les postes municipaux, son parti annonce «qu’il arrive à collaborer avec le PS et les Verts. En fonction des résultats du premier tour, une liste commune sera peut-être envisagée pour le second».
Du côté du PLR, on affiche ses ambitions. «Notre objectif est clair: reprendre la majorité à l’Exécutif», affirment Olivier Müller et Mathieu Quartier. Et ceci sans aucun sortant. «Nos quatre nouveaux candidats sont des personnes expérimentées tant en politique que dans la vie montreusienne. Avoir trois sortants n’est un avantage que si leur bilan est apprécié, ce que la population jugera. Nous, nous proposons une nouvelle équipe pour donner un nouvel élan à Montreux et ses villages.»
Pour l’UDC, «l’objectif le plus ambitieux serait de placer nos deux candidats, mais l’élection de l’un des deux constituerait déjà une victoire, annonce son président Tal Luder. Nous proposons un rééquilibrage avec une ligne claire et nous souhaitons aussi sonder le soutien de la population à une entrée de notre parti à la Municipalité. L’UDC veut sortir d’une gestion sans réelle contradiction politique».
L’inconnue du bulletin unique
La nouvelle formation Tellement Montreux annonce vouloir proposer «une vision politique hors des clivages traditionnels gauche-droite, avant tout au service de la population et ancrée dans les préoccupations concrètes des citoyens, loin des oppositions partisanes». Avec un bulletin de vote unique et non plus des listes comme en 2021, Yves Depallens veut y croire. «Ce système favorise les personnes plutôt que les partis, c’est pour cette raison que je me lance avec cette nouvelle entité.»
Même son de cloche à Montreux Libre à propos de ce nouveau mode de vote: «Avec ce système qui présente tous les candidats sur le même bulletin, nous pensons que ces élections seront beaucoup plus ouvertes pour la Municipalité», évalue Emmanuel Gétaz. Et d’ajouter que «beaucoup d’électeurs vont choisir Montreux Libre, car ils sont fatigués de cette logique des deux blocs idéologiques gauche-droite».
Enfin, les Vert’libéraux se réjouissent de ces élections. «La beauté de notre démocratie, c’est qu’à chaque fin de législature, les cartes peuvent être rebrassées, lance son candidat Henri Rollier. Aucun parti n’est propriétaire du siège qu’il occupe.» Il annonce être «prêt à collaborer avec les autres forces du centre-droit et à cultiver une bonne relation avec le PLR.» En ce qui concerne le Conseil communal, l’intérêt est considérable: 186 candidats répartis sur 8 listes se présentent pour les 100 sièges à pourvoir. XCR
Pour la prochaine législature, cinq listes sont ainsi déposées pour la Municipalité, et trois candidats sortants sur cinq souhaitent rempiler.
Surprise sur le ticket rose-vert boéland: le municipal sortant écologiste Vincent Bonvin a été écarté. Lors de la primaire de la section des Vert-e-s début 2025, la municipale sortante Élise Kaiser et Véronique Ansermet lui avaient été préférées à bulletins secrets pour constituer un ticket à deux, indique le comité de la section.
Sur cette liste de gauche figurent l’actuelle syndique Sandra Pasquier et le conseiller communal Piero Negro. «Notre volonté est de poursuivre le travail engagé et d’ouvrir une nouvelle étape: faire de La Tour-de-Peilz une commune exemplaire en matière de solidarité, de durabilité et de qualité de vie», affirment conjointement le parti socialiste et les Vert-e-s.
Lutte pour une majorité bourgeoise
À l’instar de Montreux et Vevey, la Ville avait créé la surprise en basculant à gauche en 2021. L’alliance rose-verte avait réussi à prendre la majorité en plaçant trois candidats: Élise Kaiser (Les Vert-e-s), Sandra Pasquier (PS) et Vincent Bonvin (Les Vert-e-s).
Le PLR avait perdu de sa superbe, ne maintenant qu’un seul siège à la Municipalité sur les trois précédemment occupés. Pour ce nouveau mandat politique, le PLR soumet la candidature de son municipal sortant, Alessio Grutta, ainsi que celles des conseillers communaux Gabriel Chervet et de Viviane Huber. «Après les élections de 2021, le PLR a pris le temps de se remettre en question et de renforcer son écoute», analyse le président de la section de La Tour-de-Peilz Kurt Egli.
Après deux mandats à l’Exécutif, le centriste Jean-Pierre Schwab fait ses adieux à la Municipalité, tout en se présentant au Conseil communal. La formation propose le centriste Jean-François Baur qui rejoint la Vert’libérale Line Pillet sur un ticket à deux.
Absente de la Municipalité, La Tour-de-Peilz Libre mise sur Alice Gavillet, José Espinosa et Isabel Prata pour avoir son mot à dire à l’Exécutif.
Au Conseil communal, 118 candidats sont en lice pour accéder aux 85 sièges. L’UDC présente une liste de trois candidats pour tenter d’y faire son entrée. NDE
Sept fauteuils à repourvoir, 18 candidatures… Le moins qu’on puisse dire, c’est que la relève ne manque pas pour l’élection à la Municipalité de Blonay-Saint-Légier.
Cette vigueur démocratique s’était déjà fait sentir en septembre 2021, lorsqu’il s’était agi de composer l’Exécutif de la nouvelle «ville» de 12’500 habitants, issue de la fusion de Blonay et de Saint-Légier-La Chiésaz. Un scrutin lors duquel s’étaient alors affrontés 19 prétendants. Le PLR avait confirmé sa domination historique en décrochant quatre sièges sur sept. Les Verts en récoltaient deux et le PS un.
Cette année, les Libéraux-Radicaux auront fort à faire pour défendre leur majorité. Trois de leurs quatre municipaux ne rempilent pas, dont le syndic Alain Bovay. Sur les cinq candidatures en lice, Bernard Degex est le seul à avoir siégé au sein d’un Exécutif. À ses côtés on trouve Yvan Kohli, Jacques Chevaley, Frédéric Schneiter et Carole Schluchter Spori.
À gauche, on mise de nouveau sur une alliance rose-verte. Les municipales sortantes Laura Ferilli (PS) et Sarah Lisé (Verts) sont accompagnées par Marie-France Vouilloz Burnier (Verts) et Giuseppe Singarella (PS).
Pesant un quart du Conseil communal, l’Union Citoyenne de Blonay-Saint-Légier – anciennement le Groupement des Indépendants - tentera de se faire une place. Après sa récente fusion avec l’Entente, elle présente quatre noms: Yves François, Viktoria Dijakovic-Sermier, Charles Morard et Eric Boraley.
D’autres formations plus modestes prendront part à la course. Les Vert’Libéraux proposent deux visages: Michel Wicky et Christine Winkler. Cette dernière n’est pas une inconnue puisqu’il s’agit d’une ancienne municipale PLR blonaysanne. On notera également la candidature de Nathalie Épiney pour la toute jeune section du Centre et celle de Laurent Volper pour l’UDC. Candidat surprise, Stéphane Krebs se lance quant à lui en autonome.
Lors de la prochaine législature, le nombre de fauteuils municipaux se maintiendra à sept. En juin 2025, le Conseil communal a refusé de le réduire à cinq, comme le proposait le PLR.
Du côté du Conseil communal, il y a aussi abondance de bien: 159 noms sont en lice pour 80 sièges. RBR
Dans certains villages du Cercle, le renouvellement des collèges municipaux sera passablement animé. Ce sera notamment le cas à Jongny, où cinq fauteuils sont en jeu. L’Exécutif en place se représente au grand complet sous la bannière «Jongny ensemble pour demain». Deux listes concurrentes se dressent face à la Municipalité sortante: Jongny2026.ch (4 candidat-e-s), notamment opposée au projet de nouvelle école, et «Jongny bon sens», constituée d’un seul candidat.
Situation quasi semblable à Corseaux. L’équipe municipale actuelle de cinq membres repart sur une liste baptisée «Corseaux à cœur», à l’exception notable du syndic Christian Minacci, qui ne rempilera pas. En face, les listes «Objectif Corseaux» (3 candidat-e-s) et «Corseaux patrimoine» (1 candidat) tenteront d’amener un peu de nouveauté au sein de l’Exécutif.
Le corps électoral de Chardonne, lui, pourra faire son quinté en piochant dans quatre listes différentes. Après avoir perdu sa majorité en passant de trois à deux fauteuils en 2022 lors d’une élection complémentaire, Chardonne Sans Parti (CSP) propose trois candidat-e-s, la seule sortante étant la syndique Alice Reymond. Également détenteur de deux sièges, le PLR part à trois dont deux sortants. Les deux autres listes, «UDC et indépendants» et «Libre et Engagé» comportent chacune un seul nom. À noter que le Groupement des citoyens indépendants (GCI), qui possède le cinquième fauteuil, ne présente personne.
À Corsier enfin, sept candidatures sont en lice pour les sept sièges que compte l’Exécutif. La Concorde – formation sans étiquette politique – repart en force avec une liste de six noms, dont quatre municipaux sortants, parmi lesquels la syndique Arianne Rouge. L’Alliance – groupement qui rassemblait jusqu’alors les forces de droite – sera dissoute à la fin de la présente législature. Une liste baptisée «Droite indépendante» défendra tout de même cette sensibilité, constituée d’un seul municipal sortant. RBR
À Veytaux, cette législature finissant est la dernière de la syndique Christine Chevalley, en poste depuis deux décennies. Ses quatre collègues de la Municipalité se représentent sur la liste «Entente communale», complétée par une nouvelle candidate. Une équipe sortante qui devra se mesurer à une seconde liste, «Veytaux son avenir», constituée de deux noms. Représenté au Conseil communal depuis 2021, ce mouvement avait été lancé pour accélérer la fusion avec la Commune de Montreux. Le mariage avec la grande voisine a été refusé en votation populaire pour une poignée de voix en septembre 2024. Objectif de cette liste concurrente: continuer à «promouvoir un esprit d’ouverture». RBR
