Fêter le corps en mouvement
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Comme un appel à se dégourdir dès le cap de la nouvelle année franchi. Le Théâtre Oriental-Vevey se muera en scène de danse du 8 au 12 janvier avec deux projets et deux mondes à découvrir. «Pour marquer ces dix ans, il y aura une soirée spéciale le samedi. L’occasion pour le public de danser à son tour!», se réjouit la programmatrice Jasmine Morand.
Pour son jubilé, ce rendez-vous dévolu à la danse contemporaine proposera une programmation festive.
«A Very Eye»: Cie Tumbleweed
Basée à Zurich et Bruxelles, cette compagnie revient à l’Oriental après un premier passage il y a 6 ans. «Tumbleweed avait présenté son premier duo à Vevey, «The Gyre», qui a ensuite cartonné à l’international, spécifie Jasmine Morand. Pour les 10 ans des Chorégraphiques, je trouvais important d’honorer cette découverte et de valoriser le travail d’une compagnie dans laquelle on croit.»
Formée d’Angela Rabaglio et de Micaël Florentz, la compagnie présentera «A Very Eye», une pièce de groupe qui montre «la beauté de la foule, de ses mécanismes et de son intelligence». À contre-courant, les deux danseurs choisissent de montrer un exemple d’interculturalité et de négociation collective. «Nous avions envie de rappeler que notre métier est branché à la collectivité.»
«Young Dreams»: A. Abouelghar et L. Betris
Ce second spectacle à découvrir est une performance d’Amina Abouelghar et Laure Betris. «Ces deux artistes étaient venues en résidence au Dansomètre l’année dernière, et j’ai eu un coup de cœur pour leur projet de recherche et pour les artistes en elles-mêmes», explique Jasmine Morand.
Coupler la voix et le corps, c’est l’exploration qui a réuni la musicienne suisse et la danseuse égyptienne dans cette pièce. Une recherche sensible entre sons et mouvements, qui retracent des souvenirs individuels et collectifs. «Cette performance s’est construite comme un dialogue entre danse et musique, autour de la notion de mémoire, révèle Laure Betris. Ce voyage intérieur nous parle à toutes les deux.»
Un rendez-vous singulier
À l’origine de cet événement, il y a la réouverture du Théâtre de l’Oriental en 2014, après 5 ans de fermeture. «Nous avons alors proposé de chapeauter une programmation de danse. Un éclairage mené conjointement avec le Dansomètre.» L’objectif: créer un rendez-vous régulier pour valoriser la création contemporaine. Au fil des éditions, le concept a su se renouveler et s’adapter aux besoins de la scène et de la demande du public. «Nous avons notamment réduit les projets pour en programmer désormais deux à chaque édition, ce qui permet d’offrir une meilleure enveloppe aux artistes.» Depuis le début, les Chorégraphiques dévoilent des premières suisses. Une manière de soutenir non seulement la production de spectacles, mais aussi leur diffusion.










