Feu vert pour agrandir le collège

Montreux
Le dernier obstacle à la construction est levé. Le Tribunal fédéral a donné gain de cause à la Ville en avalisant l’important projet d’agrandissement de l’établissement de Montreux-Est.

Après trois ans de procédures, la décision était très attendue. Et pour cause, l’agrandissement du collège situé à la rue de la Gare 33 doit notamment répondre à une augmentation régulière des élèves. Engorgé, l’établissement a en effet déjà dû déplacer quatre classes au collège de Montreux-Ouest, à Clarens, et à La Tour-de-Peilz. L’école a également dû recourir à des containers temporaires.

Le projet prévoit ainsi la construction d’une nouvelle aile, de l’autre côté de la rue, où se trouve le bâtiment communal qui abritait les Services de l’urbanisme et des travaux publics. Ce dernier sera démoli. Selon la Municipalité, l’objectif est de lancer le chantier à l’été prochain.  

Le nouveau pavillon scolaire en bois et en verre doit abriter 14 salles de classes, ainsi qu’un restaurant scolaire et divers autres locaux. Cette extension surplombant les voies ferroviaires sera reliée au collège par une passerelle piétonne sécurisée, de bois, qui passera au-dessus de la route. 

Devisé à un peu plus de 23 millions de francs, cet agrandissement doit combler le manque de places pour plus de 1’400 élèves que devrait compter l’établissement ces prochaines années. 

Sécurité et esthétique dans le viseur 

Largement acceptée au Conseil communal, la nouvelle construction est toutefois un sujet sensible, puisqu’elle redessine cette artère circulante. Parmi les recours déposés contre le permis de construire se trouvait celui de l’Association de la Vieille-Ville. La Cour de droit administratif et public (CDAP) ne lui avait pas reconnu une importance cantonale pour agir.

Les autres recourants étaient les propriétaires d’immeubles et de parcelles alentour. Leurs griefs portaient notamment sur des questions techniques, comme l’adaptation de la route, le manque de coordination et de cohésion avec les bâtiments de l’actuel collège. Mais aussi, l’esthétique du projet dans une zone de quartier classée à l’inventaire, ainsi que la cohabitation et la sécurisation de l’esplanade.