Forte concurrence autour des cafétérias scolaires

La Tour-de-Peilz
La société de restauration qui tenait celles du Gymnase de Burier depuis sept ans s’est vue recalée. S’étant vu souffler la concession par une autre, elle a recouru au Tribunal cantonal. En vain.

Avec la rentrée scolaire, l’établissement secondaire de La Tour-de-Peilz connaît également une nouveauté au niveau du restaurant et de ses deux buvettes, qui ont changé de mains. Le contrat de la coopérative alémanique ZFV, qui gérait ces lieux de ravitaillement depuis 2017, n’a en effet pas été renouvelé. 

Fin juin dernier, la Direction générale de l’enseignement postobligatoire (DGEP) l’a attribué à l’entreprise régionale «Le Repas Quotidien», basée à Bossonnens, qui dessert les principaux collèges fribourgeois et la Riviera.

La concession arrivant à échéance, le changement de prestataire s’est déroulé dans le cadre d’une procédure régulière de soumission des marchés publics, précise Suzanne Peters, la directrice du gymnase. L’adjudication comprend une dizaine de critères, parmi lesquels une redevance fixe et un second montant variable en pourcentage du chiffre d’affaires annuel, «proposés» par le soumissionnaire. Des éléments qui font l’objet d’une évaluation et d’une notation par une commission indépendante.

Chiffre d’affaires de plus d’un million

L’enjeu économique est de taille, puisque l’objectif planifié par le Canton pour les trois lieux d’alimentation de Burier était fixé à 1’260’000 francs. Écartée, la société ZFV a notamment contesté ce chiffre, l’estimant «irréaliste» et de 20% supérieur aux résultats effectivement réalisés ces dernières années. Le groupe s’en prenait aussi au calcul du personnel nécessaire, estimé à un peu plus de six équivalents plein temps pour respecter les horaires d’ouverture et jugés trop élevés.

Mi-juillet, ces griefs ont toutefois été balayés par la Cour de droit administratif et public, qui a confirmé l’adjudication du restaurant et des cafétérias par la DGEP. Les juges ont en effet considéré que ces exigences économiques, même si elles étaient plus élevées, n’étaient pas susceptibles de fausser l’offre et qu’en comparaison, le dossier déposé arrivait de toute façon derrière l’offre la plus avantageuse.