Foucoupe amène la musique dans des lieux inattendus
Une partie de l’équipe de Foucoupe, dont le président du comité Valentin Brugnolo, tout à droite, lors du tournage d’un clip vidéo pour le duo Peter Kernel. | N. Hensel
Qu’il s’agisse d’un concert à l’École de vitrail de Monthey ou d’une session musicale enregistrée au cœur d’une patinoire, Foucoupe est bel et bien «pourvoyeuse de beauté». À la tête de cette association: un groupe de Montheysans. «Avec Olivier et Jérémy Formaz, Frédéric Tornay, André Noverraz et Rodolphe Chupin, on se connaît depuis le collège. Nous ne sommes pas musiciens, mais simplement de grands passionnés. Nous étions d’abord bénévoles au Pont Rouge, où on s’occupait de la programmation», relève Valentin Brugnolo. Avec Olivier Formaz, ils organisent leurs premiers concerts dans le salon de leur collocation, où ils invitent une cinquantaine d’amis.
Depuis, le groupe a vu plus grand en développant le projet Foucoupe. «On avait envie de créer une structure pour consommer la musique différemment. On souhaitait aussi amener la musique dans des lieux qui n’y sont pas dédiés.» Le comité se compose désormais de 11 membres, auxquels se joignent d’autres proches en fonction de l’ampleur du projet. Une dimension familiale à laquelle tiennent les six amis.
Le Chablais pour terrain de jeu
Leur marque de fabrique? Organiser des concerts et des sessions live dans des endroits insolites et intimistes de la région. «En tant qu’enfants du pays, nous connaissons bien le terreau chablaisien. On y cherche des lieux inattendus et intéressants du point de vue de la grandeur et de l’esthétisme», poursuit Valentin Brugnolo.
Parmi les souvenirs qui l’ont marqué, il se remémore la session filmée à la raffinerie de Collombey-Muraz avec le duo genevois Cyril Cyril. «C’était fou pour des gamins de Monthey. On connaît tous des proches qui ont travaillé là-bas. Il a fallu une année pour pouvoir y accéder.» Publiées sur les réseaux sociaux, les sessions d’enregistrement leur permettent également d’acquérir une plus grande visibilité, au-delà des frontières suisses. La vidéo du duo canado-tessinois Peter Kernel a notamment fait date.
Outre la recherche de salles de concert inédites, l’équipe de Foucoupe s’attache à collaborer avec des artistes de la scène musicale locale et nationale. «L’objectif consiste à mettre en valeur des projets qualitatifs qui passent souvent sous les radars», explique Valentin Brugnolo.
«Des perspectives folles arrivent»
Avec une trentaine de concerts et 29 sessions live à son actif, l’association a réalisé cinq premières années fructueuses. «Le bilan est très positif en termes de projets, de créations et de rencontres. Les retours du public sont excellents», se réjouit le président. Un enthousiasme qui n’éclipse cependant pas la fatigue qu’un tel investissement demande. «C’est très prenant car on travaille à côté de cette activité bénévole. Parfois, c’est difficile sur le plan financier.» Pour l’heure, l’association indépendante existe grâce aux cotisations et aux recettes des concerts.
Si l’aspect financier pose question, il n’entrave pas l’ambition du comité. «On aimerait servir de plus en plus de groupes, pour devenir une sorte de labellisation, mais on souhaite aussi ralentir le rythme pour pouvoir mieux produire. Il faut donc trouver l’équilibre entre nos envies, pour garder tant la qualité que la rareté du projet. Mais des perspectives folles arrivent», confie Valentin Brugnolo, laissant toutefois planer le suspense…
Quels que soient les projets qui se profilent, les membres de l’association espèrent pérenniser leur concept tout en restant fidèles aux valeurs qui font leur identité.















