«Heureusement, on a récupéré tout le monde pour les prochains matches»

Patrick Pembele donne ses consignes au topscorer des Lions, Ja’Qualyn Gilbreath. | P. Maillard /Lions de Genève

Patrick Pembele
Vainqueur du championnat, de la Coupe de Suisse et finaliste de la SBL Cup, le coach veveysan a connu une réussite phénoménale pour sa 1re année à la tête des Lions de Genève. Cette saison, son équipe espère bien aller à nouveau jusqu’au bout.

Deux titres et une finale, vous attendiez-vous à une telle réussite dès votre 1re saison à la tête des Lions de Genève (saison 2024-2025)?

– Non, parce que j’arrivais de Fribourg Olympic (ndlr: où il était coach-assistant). L’équipe n’avait pas beaucoup changé ici à Genève. J’espérais qu’on se qualifie pour des finales de Coupe. Mais on ne sait jamais, sur un match, tout peut se passer. Et finalement, on est allés jusqu’au bout en Coupe de Suisse en venant à bout de Neuchâtel! Pour ce qui est des play off, je pensais que ça aurait été un peu plus dur au départ. On a eu une belle progression et on a eu aussi le facteur chance, c’est-à-dire qu’on a eu très peu de blessures. On est arrivés en très bonne santé pour la dernière ligne droite. On a été endurants, ce qui nous a permis de remporter le titre de champion Suisse. Malheureusement, la situation n’est pas exactement la même aujourd’hui à quelques jours de ces play off…

Le nombre de blessures au sein de votre effectif cette saison vous a-t-il compliqué la tâche?

– Oui. En plus, le 4e étranger devait être U23 (ndlr: avoir moins de 23 ans). Une nouvelle règle votée très tard par les clubs… Ce n’était pas dans nos plans au départ. Notre Américain Roosevelt Wheeler n’était tout simplement pas prêt pour le haut niveau, ce qu’on peut comprendre au vu de son âge et de son expérience. On lui a trop demandé. Au lieu d’évoluer avec quatre étrangers, on n’en a eu plus que trois… Parti au début de la saison à Monthey, Omar Ali est revenu pour le remplacer. Ça s’est mal passé pour lui là-bas en Chablais. On a dû le remettre en confiance. On a aussi engagé Jeyvi Miavivululu (36 ans, suisse, ex-Nyon, Starwings, Winterthour) après la blessure de Paul Gravet (indisponible jusqu’en été). Pour l’instant, par rapport à l’an dernier, il nous manque juste cette finale de Coupe de Suisse (les Lions ont été battus en demi-finale par Union Neuchâtel) et on s’est à nouveau qualifiés pour la finale de la Coupe de la Ligue (perdue face à Fribourg). Pour ce qui est du championnat, on a terminé deuxième. On a eu un peu moins de résultats, mais on a fait une bonne saison.

Y a-t-il des pièges particuliers à éviter lors de ces play off?

– Le piège qu’il faut surtout éviter c’est de se dire: «OK, on doit arriver en finale pour jouer contre Fribourg Olympic», parce que c’est ce que tout le monde veut ou tout du moins attend. Mais il faut bien avoir conscience que ce n’est pas le souhait de nos adversaires. On s’apprête à jouer une série très compliquée en quarts de finale contre Nyon, qui a connu une saison assez difficile au début, mais qui a fini la saison régulière sur les chapeaux de roues. Cette équipe est en pleine forme, avec un effectif légèrement remanié. Pour nous, ce qui est difficile, c’est qu’on a fait un 3e tour avec 7, 8, voire 9 joueurs. Mais jamais 10. Là, heureusement, on a récupéré tout le monde pour ces play off. Il faudra tout faire pour gagner nos matches, progresser pas à pas, et retrouver notre rythme collectivement. Ce sera une mission très compliquée, parce que c’est clair, il y a plus de pression. Mais on y croit!

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