
Les Sangliers ne connaissent toujours pas le nom de leur futur président. Réunis jeudi soir en assemblée générale, les membres du club ont validé la démission de Claude Pottier. Devant une cinquantaine de personnes, le municipal Pierre Contat a confirmé rester candidat jusqu’au 30 juin, la date limite fixée par Swiss Basketball pour le maintien des Jaune et Vert en ligue A.
Alors que vous étiez pressenti pour reprendre la présidence, suite à la démission de Claude Pottier, vous avez demandé un délai pour faire le bilan financier du club. Par prudence ?
– Oui, c’est exactement cela. Il n’existe pas de comptabilité pour ces deux dernières saisons. Nous devons donc tout reprendre à zéro, afin d’avoir de vrais chiffres et savoir si sauver ce club est possible. Avant cela, je ne peux pas prendre une telle responsabilité. Pour l’heure, on ne possède qu’une estimation grossière.
Les dettes se monteraient à quelque 250’000 francs. Comment en est-on arrivé là?
– Il y a eu de la mauvaise gestion, c’est évident, ces deux, trois dernières saisons. Et la LPP nous a condamnés à payer 180’000 francs, au lieu des 80’000 attendus, ce qui a forcément encore creusé le trou. C’est une épée de Damoclès qui nous est tombée dessus, un lourd héritage du passé.
Pour relancer le club, vous envisagez de faire appel aux habitants de la région, via une campagne de financement participatif. Le BBC Monthey reste populaire, selon vous?
– Absolument, plein de gens que je croise dans la région me disent à quel point ce serait dommage qu’un tel club, avec son passé prestigieux, disparaisse. Alors j’y crois.
Pour l’avenir du BBC Monthey, vous misez sur une future académie, regroupant tous les talents de la région.
– Oui, nous avons déjà le terrain, une salle peut y être construite. La Une pourrait y jouer aussi évidemment. Dans la région, les talents ne manquent pas. Un exemple: les U14 de Monthey avaient remporté un mérite sportif valaisan en 2023. Si on trouve des solutions, il y a encore tout pour bien faire à Monthey.
