
Plus de peur que de mal pour ces deux-là. Le 30 juin dernier, alors que de violents orages se déchaînaient sur la Riviera, deux parapentistes ont terminé leur vol dans les eaux agitées du Léman, au large de Clarens. C’est le site de 20 minutes qui l’annonçait, avec une vidéo de l’un de ces deux amerrissages d’urgence. Heureusement repérés par la police, les deux pilotes ont été repêchés par la société de sauvetage de Clarens.
Renseignement pris auprès de la Police cantonale vaudoise, il s’agit de deux Suisses de 38 et 45 ans, qui se connaissent et qui vivent dans la région de Lausanne. «Ils avaient décollé des Pléiades», indique son porte-parole David Guisolan. Citée par 20 minutes, la gendarmerie expliquait qu’«après avoir subi plusieurs fermetures de voiles, ils ont décidé par eux-mêmes d’amerrir pour éviter un risque de blessure».
Un incident «prévisible»
Si cette mésaventure s’est relativement bien terminée (l’un des deux a quand même été conduit à l’hôpital pour une suspicion de fracture), elle fait encore grincer des dents chez certains adeptes du vol libre. «Ces deux pinpins – c’est comme ça qu’on les appelle – n’auraient jamais dû se trouver en l’air à ce moment!», s’échauffe Thierry Muller, directeur de Skypassion, un entreprise basée à Noville qui propose des vols biplace en parapente et delta.
Selon lui, un tel épilogue était «prévisible». «Ça frise l’inconscience», lâche ce pilote chevronné, 35 ans de parapente au compteur. «Il faut faire son check météo avant. Et puis le bon réflexe aurait été, pour l’un, de se poser plus tôt. Et pour l’autre, qui est visiblement parti après, de ne pas décoller.» Thierry Muller est remonté. Car avec cet accident, c’est l’image de toute une activité dans la région qui est éclaboussée. «Les gens peuvent facilement faire l’amalgame.»
Malgré notre demande, la police vaudoise n’a, sans surprise, pas souhaité nous mettre en contact avec les deux parapentistes.
