
Immergés au cœur des Préalpes, les festivaliers profitent d’un spectacle inédit au festival Hautes Fréquences. | N. Thévoz
Prendre de la hauteur pour profiter d’un spectacle aux sonorités d’ici et d’ailleurs le temps de deux journées; voilà le menu alléchant du festival Hautes Fréquences, implanté au cœur des Préalpes. À l’origine de ce projet, le souhait de deux amis musiciens originaires de Leysin. «Face aux nombreux festivals organisés en Suisse et en Europe, Benjamin et Cédric ont eu envie de créer leur festival de rêve, dans un endroit particulier», relate Benoît Erard, actuel co-programmateur de la manifestation.
De fil en aiguille, Hautes Fréquences Festival a su se faire une place sur le devant de la scène, attirant ainsi les amateurs de musique d’horizons divers. «Le festival a pris de l’ampleur au-delà des frontières, notamment grâce au bouche à oreille», s’enthousiasme-t-il.
Avec une programmation éclectique loin des sentiers battus, l’événement mêle musique du monde, rock et musiques électroniques. «Dans d’autres festivals, les mêmes têtes d’affiche reviennent souvent et il n’y a pas une grande variété. Dans notre programmation, on invite les artistes qui nous plaisent et nous touchent», poursuit Benoît Erard. Et ce n’est pas la seule particularité de la manifestation leysenoude.
Organisée par l’Association N.O.S.S.A (No one should stay alone), qui propose concerts et soirées durant l’année, elle est gérée par une équipe de bénévoles motivés. «Il n’y a pas de patron, et ce n’est pas un business. C’est une indépendance qui nous tient à cœur. Nous avons le luxe de pouvoir en profiter!», s’exclame le co-programmateur, tout en précisant qu’il n’y a ni sponsor, ni promotion de la marque. De quoi plaire aux festivaliers. «Ils n’ont pas l’impression d’être utilisés pour leur argent», souligne-t-il.
«Casser le Röstigraben»
Parmi les artistes qui se produiront cette année, la moitié sont suisses. Si le Vaudois Elvis Aloys sera de la partie samedi accompagné d’un orchestre de flûtes, des groupes suisses allemands seront aussi représentés. «On essaye de casser le Röstigraben!», plaisante Benoît Erard.
Quant aux sonorités venues d’ailleurs, le groupe américain mythique Deerhoof montera sur scène vendredi soir, tout comme Mäirü, un groupe de musique traditionnelle du pays basque qui proposera une odyssée en forme de voyage initiatique.
Si tous les billets ont déjà trouvé preneurs, les concerts gratuits organisés l’après-midi sur la zone camping sont ouverts à tous. «Les Leysenouds peuvent venir partager des grillades et ainsi découvrir notre festival. Notre manifestation se veut conviviale et accessible», souligne le responsable. Et quid de cette édition spéciale avec ce dixième anniversaire? En pleins préparatifs, Benoît Erard confesse qu’il n’y aura pas de feu d’artifice, mais bien quelques surprises pour l’occasion.
Plus d’infos:
www.hautesfrequences.ch
