
La HEP-Valais restera en terres agaunoises, mais déménagera d’ici à 2035-2040 dans un nouveau campus situé sur la future place de la gare. | BCRarchitectes Sàrl & Le Collectif SA
En friche depuis deux décennies, la place de la gare est sur la bonne voie pour devenir un «hub dynamique» et attrayant du Bas-Valais. «Un projet historique pour notre commune et éminemment stratégique, et surtout attendu par la population agaunoise depuis longtemps», lançait d’emblée le président Xavier Lavanchy lors du Conseil général de mardi dernier.
À l’horizon 2035-2040, le secteur de la gare accueillera le nouveau campus de la Haute école pédagogique du Valais (HEP-VS), de nouvelles infrastructures pour tout type de mobilité, des espaces végétalisés, ainsi que plusieurs projets immobiliers.
La question des échanges immobiliers était au cœur du programme de la soirée. En effet, ce projet ambitieux implique de nombreux partenaires – État du Valais, la Commune, HEP-VS, la bourgeoisie, CFF, Armasuisse et Poste Immobilier. Autant d’acteurs dont la coordination rend les échanges fonciers complexes, nécessitant par conséquent une réorganisation et des transferts de parcelles et de bâtiments.
Autre enjeu: préserver la valeur patrimoniale de certains édifices présents sur le site. «Il s’agit de les intégrer au mieux, afin de conserver une trace de l’histoire de la gare», explique l’ingénieur-aménagiste chargé du projet, Alexandre Repetti.
Inquiétudes pour les finances
Malgré l’enthousiasme général, le Législatif n’a pas manqué d’exposer ses craintes face au financement de ce projet d’envergure pour la Commune. D’autant que le coût global de ce nouveau quartier n’est pas encore chiffré. Xavier Lavanchy s’est quant à lui montré rassurant. À l’issue des discussions, les 27 membres ont accepté d’une seule voix les échanges immobiliers pour le plateau de la gare. Un soutien que le président considère comme «la preuve que le projet est désormais mûr et va dans la bonne direction».
Le prochain jalon important sera l’obtention, à l’automne 2026, d’un crédit d’engagement de près de 51 millions de francs, qui devra être validé par le Grand Conseil valaisan.
