La Saint-Martin pourrait lâcher «son» mardi

Depuis sa création il y a plus d’un demi-millénaire, la Foire de la Saint-Martin se tient invariablement le deuxième mardi de novembre à Vevey.  | DR

Vevey
La confrérie qui organise l’emblématique foire votera bientôt sur un déplacement de cette dernière en week-end. Objectif? La rendre plus attractive.
Il y a les puristes de la tradition que cette seule idée hérisse. Et les autres, qui voient cela plutôt d’un bon œil… Faut-il changer le jour de la Foire de la Saint-Martin? Depuis sa création il y a plus d’un demi-millénaire, le rendez-vous veveysan se tient invariablement le deuxième mardi de novembre. Lors de sa convention annuelle du 25 juin prochain, la confrérie qui chapeaute le rendez-vous décidera si cette habitude ancestrale doit être maintenue ou non. «Il y a deux ans, nous avons lancé un sondage sur notre site Internet à ce sujet. D’après les derniers relevés, au niveau des avis c’est du 50-50», indique Yves Rupp, commandeur de la Confrérie de la Saint-Martin. Mais pourquoi vouloir bousculer la tradition? «La foire vieillit un peu, nous avons de la peine à renouveler nos rangs et à trouver des bénévoles. Côté exposants, nous avions remarqué une légère baisse avant la pandémie. Et lorsqu’on a été contraints d’annuler à cause de cette dernière, nous en avons perdus.»

Pour attirer plus de familles
Aux yeux du Bellerin, l’attractivité de la manifestation doit donc être renforcée. Et cela pourrait notamment passer par la «transition» de la foire vers le week-end. «Pour attirer plus de monde, il faut s’adresser aux familles. Or, c’est plus compliqué pour elles de venir en semaine. Tout comme pour les bénévoles», souligne Yves Rupp. La Foire de la Saint-Martin pourrait ainsi être organisée le week-end qui précède le deuxième mardi de novembre. «On commencerait le vendredi avec le cortège des enfants et la veillée du bœuf. Le samedi serait le jour de la foire et du grand cortège. Et le dimanche, nous pourrions par exemple imaginer un brunch agricole», ébauche le Commandeur. Une formule qui, si elle était acceptée le 25 juin prochain, serait testée en novembre 2025, lors de la 554e édition. «Et si l’on se rend compte qu’on est à côté de la plaque, on reviendra au mardi.» Aux voix qui lui reprocheraient ce «sacrilège», Yves Rupp répond: «Je suis un gardien des traditions, mais il faut que l’on assure la pérennisation de la foire. Car si ça continue comme ça, elle va péricliter et devenir une foirinette!»

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