
Alexandre Barisnikov, directeur-adjoint de la Semaine du goût, Josep Zisyadis, directeur, et le municipal aiglon Stéphane Montangero. | LDD
Lancée par des passionnés du terroir, soutenue par des chefs cuisiniers suisses, rejointe par des producteurs de haut vol, «la Semaine suisse du goût est la plateforme nationale du bien manger, avec une agriculture paysanne, un patrimoine culinaire et des territoires de l’hospitalité humaine».
Ce plaidoyer des organisateurs va se développer autour de divers évènements à Aigle, ville suisse du goût 2025. «Mais pas seulement, car nous voulons associer tout le Chablais vaudois et même au-delà, par exemple autour de L’Etivaz», précise Stéphane Montangero. Le municipal et député socialiste, prochain président du Grand Conseil vaudois, est l’instigateur et le promoteur de la 25e Semaine du goût, laquelle succède à des manifestations d’envergure organisées à Aigle, comme le Concours mondial de dégustation de vins de Bruxelles, des étapes cyclistes, dont une du Tour de France ou encore la Journée des communes vaudoises.
Stéphane Montangero, comment vous est venue l’idée de faire d’Aigle la ville suisse du goût en 2025?
– J’ai été secrétaire général durant 11 ans de Fourchette verte (ndlr: alimentation équilibrée), partenaire historique de la Semaine du goût. Je suis donc sensibilisé au fait de bien manger et je connais bien le domaine. J’ai proposé en septembre 2021 à la Municipalité la possibilité de candidater à l’organisation nationale de la Semaine du goût. Mes collègues ont tout de suite adhéré et nous avons immédiatement travaillé de concert pour y parvenir.
Comment s’est déroulée la procédure?
– Nous avons constitué un dossier solide autour d’Aigle, déjà capitale mondiale du Chasselas, qui accueille tous les ans le Mondial. Mais encore de notre terroir, nos produits, nos vignerons, artisans, restaurateurs, etc.
Quand avez-vous reçu la bonne nouvelle?
– En janvier. La décision était confidentielle jusqu’à l’officialisation au Château d’Aigle, le dimanche 22 septembre.
Vous êtes désormais tournés vers cette fameuse semaine qui va se dérouler du 18 au 28 septembre prochains…
– En premier lieu, nous pouvons annoncer que la Semaine du goût, ce sera toute l’année! Nous avons en effet lancé des appels à candidatures auprès de nombreuses personnes, associations, organismes désireux d’organiser des manifestations autour du goût et du terroir tout au long de l’année. Sur celles retenues, nous apposerons le tampon «Aigle Ville du goût 2025». Nous voulons associer cette «semaine» à tous les évènements pérennes du calendrier aiglon. Comme le Festival BD au château, Aigl’in Music ou la Fête des couleurs. Nous allons en approcher bien d’autres, comme la Braderie et la Fête médiévale.
Est-ce que des grandes entreprises et organisations importantes sont aussi concernées?
– Oui. L’Union cycliste internationale, Reitzel, Champignons Stadler et d’autres pourraient nous rejoindre ou proposer des évènements. Il y aura aussi une très grande exposition thématique à l’Espace Graffenried, le traditionnel «4h» de la Confrérie du Guillon, et le château accueillera aussi une exposition importante autour du terroir.
Le comité d’organisation va-t-il imposer tous les évènements?
– Non, nous voulons justement que chacun prenne l’initiative, qui pour des ateliers, qui pour des dégustations, rencontres, conférences, etc. Nous allons soutenir, conseiller, aider à réaliser, mettre en lumière. Le CO compte aussi le syndic, une vigneronne, Gastro Chablais, l’Office du tourisme, la promotion économique aiglonne, le Groupement de promotion des vins aiglons. Il y a encore beaucoup à faire et il y aura beaucoup de surprises.
Et tout ceci pour quel coût?
– Nous avons créé une association avec un budget de base d’un peu plus de 100’000 francs, alimenté par des fonds publics et privés, qui sont les bienvenus.
Quand cette «Année du Goût» alléchante va-t-elle exactement démarrer?
– Le coup d’envoi officiel sera donné le 12 décembre lors de la Journée mondiale du Chasselas. Nous allons partir en force à la Halle des Glariers avec une version grandeur
nature du «Quart d’heure», dégustation qui se tient habituellement en petit comité à Graffenried. Là, nous aurons une quinzaine de vignerons et bien entendu beaucoup de bonnes choses à manger.
