
Jean-Pierre Salerno, entouré de sa femme Rachel et de leurs enfants Thiago et Taïs, a embarqué toute sa famille dans son rêve de bistrot brésilo-veveysan.
«Ce sera dans un esprit brésilien, mais sans tomber dans les clichés!», prévient d’entrée Jean-Pierre Salerno. Plus de deux ans après sa fermeture, un nouveau souffle s’apprête à redonner vie au Buffet de la gare de Vevey. Ou plutôt une douce brise tropicale. Le «Bossa Nova Café» – ce sera son nom – promet d’être un endroit à l’image du Brésil actuel. À la fois moderne et traditionnel. «On y cultivera la légèreté de vivre. Et une multiculturalité telle qu’on la connaît là-bas, mais aussi à Vevey.»
Que ce soit de la rive lémanique ou du littoral atlantique, l’entrepreneur de 61 ans sait de quoi il parle. Veveysan pur jus, il a notamment été l’un des fondateurs du Rocking Chair dans les années 90. «Bien avant ça, j’avais organisé mon premier concert à l’âge de 16 ans. C’était de la musique punk au Vieux-Mazel!» Plus tard, il sera «tour manager» du groupe burkinabé Farafina. On lui doit aussi la création, avec quelques copains, de Pizza Taxi, dont les voitures jaunes sillonnent la Ville d’Images depuis 1992.
Shaqiri dans sa piscine
Au tournant des années 2000, il s’envole pour le Brésil avec son épouse originaire de ce pays. «On devait y rester un an, on est revenus en 2022!», se marre-t-il. Installé dans la très touristique ville balnéaire de Porto Seguro, devenu père de deux enfants, le Veveysan y dirige un complexe hôtelier niché en bord de plage. C’est d’ailleurs cet établissement qui servira de camp de base à la Nati lors de la Coupe du monde 2014. Un moment d’anthologie pour cet ancien junior du Vevey-Sports.
Et puis il y a trois ans sonnait donc l’heure du retour en Suisse. «L’objectif était d’ouvrir quelque chose en revenant. Par chance, il y a eu cette opportunité à la gare.» Une aubaine, ce bistrot ayant toujours été à ses yeux une «porte d’entrée» de la ville. S’il se revendique volontiers comme «papa» du futur café, Jean-Pierre Salerno n’y travaillera pas. «Je suis à l’AI depuis un grave infarctus en 2018», précise-t-il. «L’entreprise est d’ailleurs aux noms de mon épouse et de son frère.»
Café-croissant le matin, petite cuisine le midi, happy hours, jus tropicaux et, pourquoi pas, musique live le soir sur la terrasse, le Bossa Nova Café compte bien semer un peu de douceur de vivre dans la frénésie quotidienne de la gare veveysanne. Son ouverture est prévue courant 2026.
