
Delia Zimmermann réfléchit déjà à sa prochaine création. | C. Jenny
Dans sa boutique du centre de Villars, cette artiste d’origine vénézuélienne ne renie pas les motifs classiques de cet art ancestral. Mais elle a choisi d’opter pour une déclinaison très personnelle, répondant le plus souvent aux désirs de ses clients. Depuis qu’elle s’est lancée dans le papier découpé, en 2017, elle a évolué et adopté un style plus personnel.
«J’ai eu envie de faire ce qui me plaisait et l’affichage de mes créations dans la boutique a généré une augmentation des commandes personnalisées, comme pour des événements spéciaux marquant une tranche de vie», précise cette Vaudoise d’adoption arrivée il y a 30 ans sur le plateau de Villars, mais au tempérament sud-américain toujours bien marqué.
Et la voilà à créer des réalisations en tous genres, incluant le décor local – les cimes des Alpes vaudoises notamment – mais en s’écartant aussi volontiers pour choisir des thèmes plus insolites. Alors que Delia Zimmermann espère réaliser un projet de décoration des chambres d’un nouvel hôtel de la région – un découpage différent en grand format d’une montagne de la région dans chaque chambre – elle expose aussi dans sa boutique d’autres pièces inattendues, à l’instar de sous-vêtements féminins.
Delia Zimmermann travaille d’abord sur sa tablette pour concevoir le dessin qu’elle soumet au client. L’accord donné, elle concrétise le projet sur papier ou sur métal. Nombre de ses découpages sont ensuite envoyés dans une usine spécialisée qui procède au découpage au laser. Une opération délicate réalisée par l’entreprise montheysanne Walcut. «Au début, ils ont eu de la peine à croire que ma démarche était sérieuse, se souvient-elle. Mais maintenant tout marche bien et il est rare qu’un dessin ne puisse pas être découpé sur la fine lamelle de métal.»
Des ateliers ouverts à tous
Au-delà de sa propre pratique, l’artiste a décidé de partager son art avec d’autres. Elle donne des cours, deux fois par semaine, dans sa boutique, à deux ou trois personnes à la fois. «Mes élèves acquièrent très vite les bases leur permettant de réaliser leurs propres découpages et j’aime beaucoup ces moments où je peux transmettre mes connaissances», souligne Delia Zimmerman.
La Villardoue ne manque pas d’imagination et de projets pour dynamiser sa petite entreprise artistico-commerciale. Elle prévoit encore prochainement un découpage grand format qui doit orner un balcon d’un chalet dans la région.
