
Le projet de Parc des Sports est à l’enquête jusqu’au 5 octobre. | DR
Si la mise à l’enquête du nouveau Parc des Sports des Diablerets, qui court jusqu’au 5 octobre, ne débouche sur aucune opposition (tout du moins sur aucune que la Commune d’Ormont-Dessus ne puisse dénouer rapidement), la réalisation d’un projet vieux de vingt ans devrait démarrer l’an prochain, avec inauguration en 2027/2028. La saga a en effet connu de nombreux épisodes et plusieurs moutures refusées, car jugées trop onéreuses.
La variante, dont les plans sont à découvrir au bureau technique de la Commune, coûterait 9 millions, «que l’on espère ramener à 8,5 millions», ajoute le syndic Christian Reber. «Le maître-mot a toujours été de mettre en route un projet à notre portée, tant sur le plan de l’investissement que des charges d’exploitation. Depuis six ans, nous n’avons fait aucun emprunt pour économiser et 2 millions proviennent du fonds d’équipements touristiques, alimenté par la taxe sur les résidences secondaires et la taxe de séjour.»
Reste à connaître la participation du Canton, qui attend de voir l’issue de la mise à l’enquête pour se prononcer. «Nous tablons sur la règle un tiers d’aide cantonale à fonds perdus, un tiers de prêt cantonal à rembourser et un tiers de fonds propres communaux.»
Les 9 millions doivent permettre de remplacer la vétuste piscine (quand bien même elle resterait découverte pour alléger la note), de rénover la patinoire à bout de souffle, ainsi que les terrains de tennis. Celui près de la route serait «sacrifié» pour offrir un accès arborisé au Parc des Sports, avec l’arrêt de bus devant ses portes. Le tout a été pensé avec un souci visuel (une halle de la patinoire en bois au look «alvéolé») et d’économicité énergétique qui réduirait drastiquement les factures.
Piscine chauffée
Si les dernières réflexions ont entraîné une hausse de la note, c’est parce que l’idée de chauffer les trois bassins de la piscine en hiver grâce à des panneaux solaires a été retenue. «Avec la réserve que nous n’irons pas déblayer le toit en cas de grosse neige, et ne pourrions par conséquent pas chauffer», précise Christian Reber.
La patinoire est prévue en taille réduite, avec la possibilité d’y pratiquer du hockey 3 contre 3, une discipline bientôt olympique. Un court de paddle-tennis ouvert serait la dernière touche originale. «Nous voulons coller aux besoins de notre clientèle, très familiale, argumente le syndic, et offrir des activités quatre saisons que les stations voisines ne proposent pas.»
