
Le bloc consiste en un chemin de prises à faible hauteur, sans corde d’assurage. | AVES
C’est l’une des trois épreuves de l’escalade sportive – avec celles de difficulté et de vitesse – et sans doute la plus complète. Mariant technique, force physique et capacité de planification, le bloc – chemin de prises à faible hauteur, sans corde d’assurage – a fortement contribué à populariser ce sport, testé au JO de Tokyo en 2020 et officiellement olympique dès les Jeux de Los Angeles en 2028.
Alors qu’il célèbre cette année sa troisième édition, le Championnat valaisan de bloc sera pour la première fois mis sur pied pour les jeunes uniquement, des U9 aux U17. Organisatrice de la manifestation, l’Association valaisanne d’escalade sportive (AVES) invoque sur son site Internet des raisons budgétaires. «Nous essayons de professionnaliser ces championnats et cela devient de gros événements, voilà pourquoi la compétition pour les adultes a été mise en suspens cette année», complète son président Sébastien Guéra.
Engouement croissant
Ce dimanche, ce sont en effet quelque 120 jeunes qui sont attendus à la Vertic-Halle à Monthey, illustrant la popularité nouvelle acquise par ce sport. Une conséquence de l’«olympisation»? Pas uniquement, semble dire le Martignerain, qui est notamment entraîneur au Centre régional Valais et entraîneur à Swiss Olympic. «C’est un peu plus médiatisé et cela peut donner envie d’entrer dans un club et d’essayer.»
Mais davantage que l’olympisme, «c’est plutôt l’effervescence liée à l’ouverture des lieux d’escalade qui joue ici; on peut pratiquer l’escalade toute l’année et ça se démocratise, des gens créent des clubs, des offres de cours; tout cela suscite un engouement». De plus en plus de structures ouvrent en outre des «groupes compétition» et l’enthousiasme pour la discipline rejaillit sur les compétitions elles-mêmes: face au succès des épreuves de Coupe suisse, un Championnat romand s’est créé l’an dernier.
«Comme les autres disciplines de l’escalade, le bloc se pratique historiquement plutôt en extérieur; et comme les autres disciplines également, elle a su se faire «spectaculaire pour le public, note Sébastien Guéra. On a réduit de 6 à 5 minutes le temps maximum de réalisation d’une voie et on retrouve notamment des jetés et des mouvements à l’horizontale.» Si seuls les meilleurs jeunes arriveront en finale, la compétition de ce week-end est ouverte à toutes et tous, moyennant finance d’inscription et licence cantonale (10 francs), toutes deux disponibles en ligne et sur place.
