
Julien Dubuis rêve de finales de promotion. Le défenseur croit en les chances du FC Aigle qui a beaucoup recruté pendant la pause. Que ce soit pour cette année ou une prochaine saison. | @Visuelsbyfel
Après deux mois de trêve, le football des talus signe son grand retour. Parmi les nouveautés: le CS La Tour-de-Peilz, qui retrouve le plus haut échelon vaudois 16 ans après l’avoir quitté. Aigle et Rapid-Montreux, quant à eux, auront quelque chose à jouer et des ambitions à confirmer, grâce à des mercatos intéressants. La réserve veveysanne sera, comme son voisin Saint-Légier, l’une des formations les plus jeunes de 2e ligue. Trois des cinq équipes de la Riviera et du Chablais seront également dirigées par un nouvel entraîneur.
La Tour-de-Peilz devra se faire une place
Kevin Mauclet est un cadre chez les pensionnaires de Bel-Air. Le gardien de 33 ans retrouve la 2e ligue, cette fois-ci avec son club formateur. Il raccrochera bientôt les crampons.
«Ce sera l’une de mes dernières saisons, si ce n’est la dernière en actifs.»
Forts de plusieurs joueurs d’expérience, les Boélands ne se font toutefois pas d’illusion après leur montée historique. «On n’a pas vraiment défini d’objectif, mais il faudra viser le maintien. Tactiquement, on doit travailler défensivement, car on a encaissé trop de buts la saison passée», poursuit le portier.
Pour renforcer son arrière-garde, le CS La Tour-de-Peilz pourra notamment compter sur les arrivées de Julien Tirelli (Lutry) et de Davide Mauro (Vevey II) – pointage mercato à la mi-août. «Mais il nous manque toujours certains profils dans l’effectif, je dirais un joueur par ligne. Il faut encore qu’on se renforce si on veut être compétitifs.»
À Vevey, que jeunesse se fasse
La réserve du Vevey-Sports est certainement la formation qui a été la plus chamboulée cet été. L’entraîneur Luca Sergi est remplacé par Valdet Baftiu, ancien coach des A Youth League de Lutry, qui continuera d’avoir sous ses ordres un contingent très jeune.
«Notre équipe est composée principalement de joueurs nés entre 2004 et 2008 et formés localement. L’objectif est de les faire progresser rapidement, tout en restant compétitifs.» Autant de jeunesse n’augure-t-elle pas quelques difficultés à venir? «C’est surtout une force, assure le nouveau technicien. Ces joueurs vont apporter de la fraîcheur, de l’envie et ils disposent d’une capacité d’apprentissage rapide. Pour les encadrer, nous pouvons compter sur quelques éléments qui connaissent parfaitement la 2e ligue.» Un apprentissage qui passe aussi par une collaboration étroite avec la première équipe. «Les meilleurs jeunes y seront intégrés progressivement. Cette saison, quatre joueurs s’entraîneront deux fois par semaine avec la Une afin d’accélérer leur progression.»
L’année du FC Aigle ?
«La place d’Aigle est en 2e ligue inter!» L’expérimenté défenseur des Jaune et Noir Julien Dubuis est ambitieux. Pour coller à ses objectifs, la formation dirigée par Silvio Do Nascimento a vécu une petite révolution à l’intersaison. «Il y a eu énormément de changements. Le club a fait un gros travail de recrutement. Depuis la dernière trêve hivernale, on est presque reparti de zéro. Maintenant, il faut que l’osmose se crée dans l’équipe. C’est bien d’avoir un bel effectif, mais il faut que le collectif naisse, et on a besoin pour cela de plus que quelques semaines de préparation», souligne le joueur.
Si le FC Aigle ne veut pas se presser, il aura, grâce à des arrivées intéressantes, comme celles d’Arriles Bahmane (USCM) ou de Diogo Esteves (Vevey II), le potentiel pour jouer les premiers rôles. «On veut viser le plus haut possible. L’objectif est d’abord de créer un noyau pour viser la montée dans les 2-3 prochaines saisons. Et si ça arrive déjà à la fin de cette saison, tant mieux!»
Rapid mise sur l’exigence
La formation italophone saura-t-elle enfin exploiter tout le potentiel qu’on lui connaît? Ce qui est sûr, c’est que François Bonetti, arrivé cet été à la barre de l’équipe fanion, demandera de l’assiduité à ses protégés. «Certains joueurs sont dans une zone de confort. C’est là-dessus que je vais m’appuyer pour n’avoir que des gars à 100%.»
Pour l’ancien entraîneur de la réserve du Vevey-Sports, le maître-mot sera l’exigence. «Je veux une grande forme de respect par rapport aux présences. J’essaie de les responsabiliser un maximum. Un joueur ne peut pas se permettre d’être un petit cran en dessous, ne serait-ce qu’à 80%. Sinon, il ne vient même pas s’entraîner!»
Avec un recrutement prometteur et une nouvelle philosophie, devra-t-on compter sur Rapid-Montreux pour jouer les premiers rôles? «On a de la qualité, mais il faut vraiment que les gars soient conscients qu’il ne peut pas y avoir le moindre relâchement. J’ai envie de viser haut, tout en étant conscient qu’on a neuf nouveaux joueurs qui doivent apprendre à se connaître.»
Nouvelle ère à Saint-Légier
Benjamin Chaperon se retrouvera cette saison sous les ordres de deux anciens coéquipiers. Jonathan Caeiro et Cedrico Franja reprennent les rênes de l’équipe après y avoir évolué en tant que joueurs. «Ce sont des gars qui ont joué plus haut, donc de base il y a un certain respect. Ils ont vécu des choses, ont plus d’expérience. C’est leur première fois en tant qu’entraîneurs, mais ils se donnent à fond», explique le joueur tyalo.
Cette nouvelle ère s’appuiera principalement sur la jeunesse, en témoigne l’arrivée de nombreux Juniors A du club ou du Vevey-Sports. «Je suis très fier de l’équipe qu’on a construite, qui est très jeune, ce qui est maintenant une marque de fabrique à Saint-Légier. On a tous joué ensemble à un moment ou un autre. Donc c’est un plaisir de se retrouver aujourd’hui ici.» Benjamin Chaperon – sept réalisations lors du dernier exercice – sera l’un des cadres de l’équipe. «Je ne peux qu’espérer mieux au niveau des buts. La saison passée, j’évoluais un cran plus bas sur le terrain, en tant que milieu axial ou offensif. Je vais jouer plus haut lors de ce championnat.» De quoi en faire un attaquant à surveiller dès la reprise ce dimanche face au Stade Lausanne Ouchy.
