
À Monthey, le Centre avait connu une grande désillusion lors de l’élection à la Municipalité, le 13 octobre dernier. Le parti a repris quelques couleurs dimanche en plaçant sa seule élue municipale, Karine Bressan Cescato, à la vice-présidence de la commune. | P. Genet
À Monthey, le Centre était ressorti du scrutin à l’Exécutif, le 13 octobre dernier, avec le moral en berne. Le président en exercice Stéphane Coppey ayant fait le choix de ne pas se représenter, les centristes perdaient une présidence acquise en 1996 (au profit du PLR Fabrice Thétaz). Mais de surcroît, ils égaraient de nouveau un siège, comme en 2020, ne se retrouvant qu’avec une seule élue sur neuf à la Municipalité.
Ce dimanche, la nouvelle venue Karine Bressan Cescato a permis à sa formation de reprendre des couleurs en battant de près de 200 voix (1’719 contre 1’527) la municipale socialiste Aferdita Bogiqi pour devenir la première femme vice-présidente du chef-lieu du Chablais valaisan.
Dans la foulée, le Centre reprend un siège au Conseil général, portant son nombre de fauteuils à 13, soit le même nombre et la même progression que le PS. Le PLR gagne lui aussi un siège, passant à 21. Troisième formation à 13 élus, le mouvement Monthey Demain fait son entrée au Conseil général. Deux non-élections à relever chez la formation citoyenne: Damien Raboud, actuel chef du groupe UDC, et Martin Quarroz, président de l’Association des artisans et commerçants de Monthey.
Nouvelle désillusion pour les Verts agaunois
Chez la voisine Collombey-Muraz, c’est une autre centriste, Françoise Métrailler (866 voix), qui accroche la vice-présidence après le retrait du PLR Côme Vuille (533 voix) et de l’UDC Mikaël Vieux (430 voix). Il était déjà acquis au soir du 13 octobre que le socialiste Olivier Turin conserverait quant à lui sa casquette présidentielle. Pour ce qui est du Conseil général, la plus forte progression est à mettre sur le compte de l’UDC, qui gagne deux sièges (10) au détriment des Verts (3) et du PLR (9), qui en perdent un chacun. Le Centre (15) et le PS (8) conservent leurs acquis.
À Saint-Maurice, nouvelle désillusion pour les Verts. Après leur échec à la Municipalité, ils se voient également boutés hors du Conseil général. N’ayant pas atteint le quorum, ils perdent leurs trois sièges, qui tombent dans l’escarcelle du PS (5). Le Centre (15) et le PLR (10) maintiennent quant à eux le statu quo.
Damien Roch perd la présidence à Saint-Gingolph
Dans les autres Communes, le principal événement est à chercher du côté de Saint-Gingolph, où le nouvel entrant à la Municipalité Gérald Derivaz (Liste citoyenne, 166 voix) chipe la présidence au sortant Damien Roch (PLR+, 130 voix). Pour la deuxième fois consécutive, un président en place n’est pas réélu dans la Commune frontalière. Le PLR+ échoue également à la vice-présidence, Loïc Bénet (132 voix) étant devancé par le nouvel entré à la Municipalité Pierre Covac (Entente, 160 voix).
Autre enjeu d’importance dans la région: l’instauration d’un Conseil général vionnéroud, voté par la population en juin dernier. 70 candidats répartis en cinq listes étaient sur les rangs. Le Mouvement villageois place dix représentants, la Liste citoyenne huit, Le Centre sept et le PLR / Cohésion communale cinq. Les socialistes sont, eux, restés sur le carreau.
Enfin, les binômes présidence/vice-présidence qui restaient à déterminer: Véronique Diab-Vuadens (Ensemble)/Cédric Vuadens (PLR) à Vouvry, Sylviane Coquoz (Centre +)/Raymonde Schoch (PLR) à Massongex et Ismaël Perrin/Johann Tâche (tous deux Ouverture val-d’illienne) à Val-d’Illiez.
