
Les participants suivent un programme approfondi sur deux jours centrés sur la dégustation, la connaissance des terroirs, ainsi que les techniques de service, de conservation et de stockage du vin. | DR
Une véritable «chance à saisir». C’est ainsi que Gilles Mestre, président de Gastrovaud, parle des deux jours de découverte et de connaissances approfondies des différents cépages, mis sur pied par l’Office des vins vaudois (OVV), l’École de viticulture et d’oenologie de Changins, à Nyon, et son organisation. Des cours désormais soutenus également financièrement par la Fondation vaudoise pour la formation des métiers de bouche.
Car, comme le relève le représentant des restaurateurs, une bouteille de vin vaudois se vend «sans difficulté, quand elle est racontée avec cœur et compétence». Les nouveaux sommeliers ont déjà bien compris l’importance de mettre aujourd’hui en valeur les produits locaux. Ils étaient en effet 250 intéressés à y avoir participé. Une fréquentation qui a mené à renouveler l’opération cette année. Quatre sessions, visant le personnel de service, sont ouvertes entre fin janvier et mars prochain.
«Nous avons voulu ce cours pratique, de terrain et surtout très interactif», explique Romain Cellery, responsable de l’école du vin et du Brevet fédéral de sommelier, sur lequel cette formation peut d’ailleurs déboucher. Pour les participants, la dégustation des différents Chasselas peut ainsi réserver quelques belles surprises. La connaissance des terroirs s’enrichit aussi par des techniques de service, de conservation et de stockage du vin.
Une « ambition nationale »
Un aspect commercial, notamment sur la gestion des marges, vient également compléter le cours. Ce programme approfondi sur deux jours, dont la valeur est estimée à 450 francs, paraît d’autant plus intéressant qu’il est proposé gratuitement pour le personnel de la restauration, grâce à l’alliance des différents partenaires et à une collaboration transversale des milieux du secteur vinicole.
Mais ce n’est pas tout. Cette offensive de charme a aussi «une ambition nationale» et veut étendre sa stratégie de rayonnement des vins vaudois «au-delà des frontières régionales». Elle a ainsi la volonté de tester cette année la formule de ce cours par un projet pilote similaire en Suisse alémanique. Un marché décrit comme clé pour les vins vaudois.
