L’Espace Ballon a trouvé son rythme de croisière

L’Espace Ballon nouvelle version, inauguré en janvier 2024, a trouvé sa place dans l’offre touristique damounaise.  | P. Martin – archive 24 heures

Château-d’Œx
Un an tout juste après son ouverture en mode 2.0, le musée a trouvé sa place au sein de l’offre damounaise, selon le directeur artistique Christophe Moinat.

Si le Festival International de Ballons de Château-d’Œx a été porté par un fort vent d’enthousiasme ces deux dernières semaines (lire en page 11), l’Espace Ballon paraît avoir lui aussi trouvé son propre courant ascensionnel après douze mois d’exploitation dans sa nouvelle configuration interactive et moderne. 

«Le musée dédié au monde des montgolfières affiche une affluence d’environ 20’000 personnes, ce qui est dans la cible de notre business plan», annonce Christophe Moinat, concepteur et directeur artistique du lieu situé dans le bâtiment de l’Office du tourisme Pays-d’Enhaut Région.

«Au-delà de la fréquentation, l’objectif est d’être dans les chiffres noirs et d’animer le centre du village, ajoute-t-il. Notre véritable baromètre, c’est la satisfaction des gens. Le but n’est pas de faire de gros bénéfices, mais de voler de nos propres ailes en faisant sans la subvention communale. Notre satisfaction vient du fait que, dans le contexte général, nous sommes davantage perçus comme une locomotive que comme un wagon à tracter.»

Tout public

Avec ses deux simulateurs de vols, l’Espace Ballon cherche à toucher un public très large. «Nous voulons autant faire voler une grand-maman de 90 ans qu’un enfant, autant des novices du vol que des professionnels.» 

Durant le Festival de ballons qui vient de s’achever, une septantaine de pilotes confirmés se sont d’ailleurs pris au jeu du concours sur simulateur de vol que le musée entend pérenniser chaque année. 

Le cœur du public cible reste toutefois les groupes. «D’où notre énorme travail auprès des autocaristes ou notre collaboration avec la compagnie ferroviaire du MOB. Notre formule d’apéritif dès 17h30, suivi d’un vol sur simulateur, puis d’un repas dans un restaurant de la région, marche très bien.» Les écoles sont un autre créneau avec des visites interactives spécialement conçues pour le jeune public. 

«Des idées de développement du simulateur sont en outre en réflexion, notamment sur l’axe de la formation au vol, continue Christophe Moinat. Mais elles nécessitent une homologation particulière. On parle d’un travail de longue haleine.»

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