L’Hôtel de Ville va enfin pouvoir rouvrir

L’Hôtel de Ville de Bex ne doit pas être confondu avec le bâtiment de l’administration communale, situé non loin. | P. Genet

Bex
Le restaurant situé dans le bâtiment emblématique, au centre du village, aura un nouveau tenancier à partir du 1er mai. Le lieu avait fermé en décembre 2023.

«On voit le bout du tunnel», souffle Alberto Cherubini. La vacance était estimée à 4 mois, elle en aura finalement duré 17. À la suite du départ de «La Palette des sens» en décembre 2023, la Municipalité bellerine avait esquissé une réouverture de «son» Hôtel de Ville en avril 2024. Il n’en fut rien. «Nous avons d’abord cherché par nous-mêmes, mais il s’agit d’un domaine trop spécialisé, relève le syndic. Nous sommes donc passés par les services du bureau Gastroconsult, qui s’est occupé de mettre le poste au concours.»
Un processus qui a nécessité un temps relativement long, avant de tomber sur la perle rare. Notamment parce que l’espace restaurant proprement dit, situé au rez-de-chaussée, n’est pas le seul compris dans le contrat de bail liant la Commune, propriétaire, au gérant. Le bâtiment abrite en effet plusieurs salles historiques, dans les étages. Si, depuis la pandémie, la salle du Conseil est délaissée par l’organe délibérant bellerin, au profit de la Grande salle du Parc, plus vaste, les occupations à des fins d’assemblées, de réunions ou de séminaires sont fréquentes.

Une cuisine traditionnelle
Le service y est compris dans le prix de location et incombe au tenancier de l’Hôtel de Ville, qui doit être prêt à gérer un restaurant plein – avec terrasse – et, par exemple, 50 personnes réunies à l’étage. Sans ascenseur, mais avec passe-plat. «Cela a pu constituer un problème, reconnaît Alberto Cherubini. Sur la demi-douzaine de personnes intéressées qui ont visité le site, certaines ont relevé que le volume du bâtiment leur faisait un peu peur. Cela en a découragé certains.»
Le nouveau tenancier se nomme Giuseppe Fareri et débutera son activité le 1er mai prochain. Cuisinier de métier, il sera pourtant en salle. C’est son fils Santo, qui a fait son apprentissage à l’Hôtel de Ville et connaît donc déjà la maison, qui sera aux fourneaux. Père et fils, domiciliés à Monthey et actifs pour l’heure sur la Riviera, proposeront sept jours sur sept «une cuisine traditionnelle, avec menu du jour», précise le syndic, qui dit la Municipalité «heureuse d’avoir trouvé quelqu’un avec un dossier solide pour reprendre ce lieu emblématique de la commune».