
Il était temps. C’est en tout cas ce qui a transparu dans les interventions lors de la dernière séance du Conseil communal avant l’été. Les élus ont accepté à la majorité de dépoussiérer un règlement sur les procédés de réclame datant de 1974.
Plusieurs interventions avaient relevé ces dernières années un manque de cohérence en matière d’affichage au sein de la commune. Le but de la mise à jour? Clarifier et harmoniser les pratiques actuelles.
Qu’est-ce qui change concrètement?
L’affichage politique était l’un des éléments centraux. Ce qui était déjà en vigueur dans le bas du territoire communal sera élargi dans les hauts où ce type de publication n’était pas régulé. Désormais, la répartition des panneaux politiques sera proportionnelle au nombre d’habitants dans chaque village.
Autre changement, l’affichage sauvage qui est répandu en période de campagne sera progressivement remplacé par des «espaces clairement identifiés et accessibles à tous». Cela concerne également les contenus d’information pour les manifestations culturelles, sportives ou associatives.
Et ceci principalement pour réduire les risques sécuritaires qu’engendrent les affiches apposées dans les carrefours et autres emplacements pouvant potentiellement perturber la circulation, ainsi que pour offrir une représentation équitable entre les différents partis politiques.
Quid des commerces?
Un amendement a également été déposé par Vincent Haldi. L’élu de Montreux Libre demandait à ce que «tous les procédés lumineux des commerces et entreprises soient éteints de minuit à 6h, sauf si le commerce est ouvert». Il souhaitait également l’admission d’une marge de tolérance d’une durée maximale d’une heure avant leur ouverture. Entre les lignes, cet amendement aurait permis d’étendre l’éclairage des devantures jusqu’à minuit, plutôt qu’une heure après leur fermeture.
La Municipalité a défendu des mesures d’économie et d’efficience énergétiques, alors que du côté de la droite de l’hémicycle, plusieurs voix ont défendu les intérêts des commerçants, à l’instar du PLR Christophe Lombardo. «À quoi cela sert-il d’allumer une vitrine pendant la nuit? C’est justement pour montrer ce qu’il y a à vendre lorsque le magasin est fermé. N’oubliez pas qu’il y a beaucoup de monde qui vit de la vente à Montreux.» Un argument qui n’a finalement pas convaincu la majorité de l’assemblée, l’amendement étant finalement refusé à quatre voix près.
