Nouvelle mobilisation citoyenne pour sauver deux conifères

Les deux résineux menacés de tronçonnage dominent le quartier de Sous-les-Terreaux.  |DR

Corsier-sur-Vevey
Une demande d’abattage en lien avec un projet immobilier a suscité de nombreuses oppositions. L’an dernier, un sort identique réservé à un cèdre voisin avait provoqué l’émoi.

C’est un quartier de Corsier où les tronçonneuses ne sont décidément pas les bienvenues. Après une première mobilisation qui visait à sauver un cèdre de l’Himalaya dans le secteur Sous-les-Terreaux (voir édition 163, 17 juillet 2024), des voix citoyennes se font à nouveau entendre pour éviter que deux autres grands arbres du voisinage ne soient coupés. Il s’agit cette fois d’un épicéa et d’un cèdre de l’Atlas.

Une cinquantaine d’oppositions – dont 44 émanant de privés – ont été déposées contre l’abattage de ces deux conifères, demandé dans le cadre d’un projet immobilier. Ce dernier, qui était à l’enquête jusqu’au 7 mars, prévoit la construction d’un immeuble de quatre appartements en lieu et place d’une villa des années 50. Un scénario identique à celui du cèdre qui avait suscité une levée de boucliers en 2024, lequel se situe sur la parcelle d’à-côté.

D’ailleurs, l’avenir de ce résineux himalayen se trouve à présent entre les mains du Tribunal cantonal puisqu’après que la Municipalité a levé les 242 oppositions en janvier dernier, un recours a été déposé auprès de la justice vaudoise. «Compte tenu de l’espace vital de l’arbre et des règles impératives de distance aux limites, il n’est pas possible de densifier la parcelle sans cet abattage», justifie l’Exécutif dans son courrier aux opposants, soulignant que l’objectif de la LAT doit «en priorité être concrétisé». 

Planifier avant de tronçonner ?

Le sort de ces trois ligneux a trouvé un écho sur le terrain politique. Déposée le 24 mars dernier lors de la séance du Conseil communal, une interpellation des Verts suggère qu’une «planification arboricole» soit réalisée pour cette zone située entre les écoles et la route cantonale de Châtel-Saint-Denis. «Si chaque villa est remplacée par un immeuble de quatre étages et que tous les arbres sont systématiquement abattus, cette belle arborisation va disparaître», s’inquiètent les élus écologistes.