Nouvelle mouture pour Riviera Classic+

Le président Manuel Voirol et la vice-présidente Sylvie Amadio, nouveaux venus au sein du comité de Riviera Classic+.  | G. Lagorio

La Tour-de-Peilz
Pour sa 8e édition, la manifestation incorpore des partitions inédites entre jazz, humour et classique. Elle appelle aussi au soutien pour préserver sa gratuité.

Quatre jours pour faire un grand écart musical. D’une frénétique «partita» pour orchestre à cordes au swing d’un quartet de jazz, tout en effectuant un détour par l’humour, le Festival Riviera Classic+ étend son répertoire pour explorer de nouveaux horizons. 

Si la soirée d’ouverture reste dévolue à la musique classique, les autres performances de l’événement visent à étoffer et diversifier l’offre. Un programme éclectique concocté par le nouveau comité de la manifestation boélande. 

«Ces différents spectacles sont tous reliés par un fil rouge musical, précise sa vice-présidente Sylvie Amadio. Nous avions envie d’insuffler une ambiance festive et conviviale.» 

Attirer un nouveau public

Entièrement remanié, le nouveau comité souhaitait intégrer des nouveautés. Une scène «jeune talent» mettra en lumière des musiciens virtuoses, comme le clarinettiste Milo Voisard, 14 ans, qui s’est illustré lors de nombreux concours. La venue du chanteur pour enfants Gaëtan rencontre un tel succès que les organisateurs ont également décidé de dédoubler son concert. 

Une programmation pour rajeunir les rangs, mais sans exclure les mélomanes plus aguerris, à l’image du concert de Joe Haider, 89 ans, accompagné d’un quartet, ou des œuvres de l’orchestre de chambre Sedunum String Orchestra. «Il y en a pour tous les âges», glisse Sylvie Amadio. 

En outre, des intermèdes entre les concerts et de la restauration viendront compléter la programmation, afin de favoriser des moments de partage entre les spectacles. «Nous avions envie de proposer plus qu’un concert, afin de prolonger le moment.»

«L’argent ne doit pas être un frein»

Si les artistes sont rémunérés, le public ne paie pas ses places. «Nous trouvons dommage de mettre des personnes de côté à cause de questions financières, explique la vice-présidente. L’argent ne doit pas être un frein à la culture.»

Malgré l’aide financière de la Ville et de quelques fondations, le festival lance un appel aux mécènes pour maintenir la gratuité des prochaines éditions. «Nous sommes en train de développer un groupe d’amis afin de récolter des fonds pérennes chaque année.»

rivieraclassic.ch 

8e édition du Riviera Classic+, du 30 janvier au 2 février, salle des Remparts et au Temple de La Tour-de-Peilz.